Comme à l’accoutumée ce samedi 27 octobre l’assemblée générale du principal parti de l’opposition s’est tenue à son siège a là minière dans la commune de Dixinn sous la présidence de son leader Cellou Dalein Diallo.

Devant les militants et sympathisants acquis à sa cause, le chef de file de l’opposition a fait savoir son indignation face à la tentative d’assassinat qu’il a fait l’objet lors de la dernière manifestation le mardi dernier au rond-point de la Belle-vue. Face ses militants, Cellou Dalein Diallo a exprimé sa colère. D’abord, il remercie tous ceux qui ont exprimé leur indignation face aux épreuves qu’il a traversées cette semaine. S’exprimant sur l’enquête en cours, le président de l’UFDG dénoncé l’absence de justice pour les autres militants morts sous la gouvernance actuelle.

« Cela a été grâce à Dieu une simple tentative, mais je sais qu’il y a eu 97 autres victimes qui ont été assassinés à bout portant qui n’ont pas eu la compassion de notre gouvernement, qui n’ont pas eu droit à la justice. En ce qui me concerne il semble qu’une enquête ait déclenchée, la police scientifique serait réquisitionnée, les experts en balistique sont sollicités, ça me gène, je ne suis pas mort, ceux qui sont morts, ils n’ont pas eu droit à une seule commission d’enquête pour savoir comment ils sont morts et par le fait de qui », s’insurge Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant, il se dit choqué et appelle à la résistance.

« Je ne négocierai pas avec le gouvernement pour la libération des personnes arrêtées », a dit Cellou Dalein Diallo.

Le président de l’UFDG a dit qu’il ne reculera pas. Il invite ses militants à observer la journée ville morte le lundi, la marche pacifique le mardi et la marche des femmes de l’opposition le jeudi.

« Il faut qu’on organise la résistance, on n’a pas le droit de fléchir. il y a eu 97 morts, ça serait les trahir que de baisser les bras, que de baisser la garde(…) si nous baissons les bras, c’est terminé. Il s’agit pas d’aller négocier avec le gouvernement pour la libération dès nos compatriotes arrêtés, organisons-nous, soyons dans la rue, manifestons et montrons notre indignation. Je ne négocie pas avec le gouvernement, la meilleure négociation c’est la rue, s’ils veulent ils nous envoyés tous en prison mais ne reculons pas. Nous n’avons pas le droit d’oublier ceux qui ont donné leur vie, n’oublions pas que ces gens-là c’étaient des citoyens qu’on a arrachés à l’affection de leurs parents », a scandé le chef de file de l’opposition sous un tonnerre d’applaudissements de militants déterminés.

À noter qu’Abdoulaye Bah, l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia était l’invité surprise de cette assemblée de ce samedi. Venu soutenir son leader. il n’a pas manqué d’expliquer comment les choses se sont passées à Kindia. Durant une quinzaine de minutes, il a expliqué les circonstances dans lesquelles l’élection du bureau exécutif de la commune urbaine de Kindia s’est déroulée.

Très en colère, Abdoulaye Bah a promis que la bataille pour le contrôle de la mairie de Kindia n’est pas encore terminée.