C’est à la fin de ce mois de Septembre que les habitants de Koloma sont censés quitter les lieux. Ce lundi ils ont saisi le porte parole du gouvernement afin de plaider leurs causes. Ils déplorent plus loin le non respect des règles d’une telle situation avant de dénoncer la confusion dans la lettre de préavis qui leurs avait été adressé. C’est du moins ce que soutient Ousmane Baldé, porte parole des habitants de la zone menacée « Dans ce préavis, il existe une contradiction entre le Directeur national et l’ordre de mission signé par M. le secrétaire général du ministère de la ville et de l’aménagement du territoire. L’ordre de mission qui dit clairement que la mission consiste à un bornage des lieux et expertise évaluation des bâtis avant quoique ce soit. La zone que nous occupons c’est Kipé 2, qui ne relève pas du centre directionnel de Koloma. Cette zone avait été décalcifié depuis l’époque du ministre Moussa Diakité pour recaser les populations qui ont notamment perdu leurs parcelles ailleurs pour cause d’utilité publique » a fait savoir ce porte parole.
Ousmane Baldé déclare également que tous les documents administratifs qu’ils détiennent, ne mentionnent point que le déguerpissement concernait le quartier Koloma mais c’était plutôt : « La plupart des habitants de la zone possède des documents délivrés par les services de l’ancien ministère de l’habitat de l’ancien régime et pour d’autre le régime du général Lansana Conté » Précise t-il Contrairement à ce qu’ils ont entendu, aucun riverain de cette zone n’a reçu une quelconque somme a titre de dédommagement révèle Ousmane Baldé « Jamais personne, habitant de cette zone n’a été dédommager pour quoi que ce soit. Certes, ceux qui se trouvaient sur l’emprise immédiate avaient été dédommagés, mais ce dédommagement n’a concerné que ceux là » Soutient-il. Ces occupants de Koloma déclarent qu’ils ne sont pas contre le déguerpissement des lieux demandés par l’État. Mais, ils souhaitent qu’il se passe dans le strict respect de la loi.
Soucieux de la situation, Aboubacar Sylla a promis aux occupants de ce quartier qu’il sera leur porte-voix auprès des autorités compétentes pour trouver une solution à cette épineuse question dans l’intérêt des populations. « Je suis très sensible à la souffrance de mes compatriotes comme tous les guinéens. Il est extrêmement difficile de libérer des locaux qu’on a occupés depuis des décennies dans un délai aussi réduit en pleine hivernage, sans que les conditions d’un éventuel départ ou d’un éventuel dédommagement ou recasement n’aient été auparavant définies. Je serai votre porte voix. Je suis porte-parole du Gouvernement, mais aussi le porte-voix des populations qui s’adressent à moi en tant que citoyen. Nous sommes dans un pays confronté à beaucoup de crises de tous ordres (politique, sociale, économique…) il ne faudrait pas peut-être en rajouter une crise à cette série de crises. Je pense que c’est à l’intérêt de ce gouvernement de faire en sorte que la paix règne, que la sérénité prévale et que les situations qui sont capables de dégénérer en conflits soient maîtrisées dès le départ », a déclaré le ministre d’État en charge des transports.














































