Le secrétaire général adjoint de l’union des travailleurs de Guinée (USTG), a dénoncé ce jeudi ce qu’il qualifie de désolidarisation du peuple dans la lutte contre la hausse du prix des produits pétroliers à la pompe. Il l’a fait savoir au cours d’un entretient à la bourse du travail.
Depuis l’augmentation du prix du carburant à la pompe, la lutte entre les syndicalistes et le gouvernement reste tendue. « Malgré les multiples grèves déclenchées par la centrale syndicale, les efforts restent vains sans le soutien du peuple, » a souligné Mamadou Mansaré secrétaire général adjoint de l’USTG. « Les dix milles franc, ce n’est pas Mr Touré et Mr Mansaré qui peuvent changer la donne, il faut un sursaut national, vous et moi. Vous avez vue en Haïti ce qui s’est passé, vous avez vue en Jordanie ce qui s’est passé, même au Ghana. Quand un peuple dit, il dit non et on n’est pas un peuple mouton, » insiste-t-il.
Loin, il affirme continuer cette lutte dans l’intérêt du peuple malgré leurs réticences. « Le peuple peut nous lâcher et aujourd’hui le peuple n’est pas entrain de comprendre leur pauvreté. Le kilo de viande était hier à cinquante mille francs guinéens. Beaucoup de famille n’ont pas pu fêter comme ça se doit. Mais s’ils n’ont pas conscience de leur situation, je continuerai à dénoncer, je continuerai à me battre, » indique –t-il.
Mamadou Mansaré appel le peuple de Guinée à une mobilisation, afin de fléchir le gouvernement condé. « Moi je demanderai un sursaut au peuple de Guinée un sursaut de réveil. Nous sommes contre personne, mais quand la pauvreté, l’exclusion est entrain de bâtir en Guinée on dit non. Regardez nos routes, pourquoi augmenter le prix du carburant à huit mille franc ? Quand Guinée Games qui sont les propriétés de l’Etat ne sont pas reversé dans les caisses de l’Etat. PMU Guinée a dit sur les antennes que PMU est la plus rentable dans la sous régions. Comment peut-on dire que la cité Chemin de fer ne remporte que 170 millions à la guinée, ça c’est une insulte. Tout le monde sait ce que coute le prix des immeubles à Conakry.»
Pour l’heure, la négociation entre le gouvernement et les syndicalistes sur une possible baisse du prix du carburant reste suspendue.
















































