Quelques jours après la sortie médiatique du secrétaire général du SLECG aucour de laquelle il accuse l’État d’être à la base du taux d’échecs cette année, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation à travers son porte parole réaffirme que la grève des mois de décembre 2017 d’Avril 2018, est bel et bien le seul fautif de cette chute vertigineuse des résultats aux différents examens.
Anssa Diawara pointe un doigt accusateur sur Aboubacar Soumah qu’il accuse d’être le seul fautif dans l’échec des examens nationaux. Il justifie ses propos et confirme officiellement ce que son département avait déjà estimé auparavant :« C’est claire, c’est tangible, chacun est libre de juger entre ce qui est fait et le comportement d’Aboubacar Soumah. Il n’est pas aujourd’hui difficile de comprendre que ce qui s’est passé, Soumah est essentiellement à la base. Quand on prend la perturbation qu’il y a eue, 25 jours repartis en des semaines, il faut savoir il y a de quoi. Mais ce qui est très bien, c’est de reconnaître ses propres erreurs pour pouvoir se projeter dans le futur. Mais lorsqu’on ne reconnaît même pas ses propres erreurs, il est très difficile de juger une telle personne », s’interroge Anssa Diwara, avant de poursuivre : « Certes aujourd’hui, il est en train de se déculpabiliser (Aboubacar Soumah ndlr) mais tout le monde sait qu’il est à la base», insiste-t-il.
Dans sa déclaration, Aboubacar Soumah avait appelé aux parents d’élèves de réclamer les vrais résultats au gouvernement avec vigueur. Sur la question, Anssa Diwara lui répond :
« Je ne sais pas de quel vrai résultat, il parle, il ne travaille pas au service d’examen, il ne travaille dans aucune structure. Il dit qu’ils (SLECG ndlr) ont été exclus ; alors que le ministre a invité l’inter central à se joindre au comité de coordination, c’est Aboubacar Soumah qui l’a rejeté et tout les autres sont venus. Le même Soumah dit que c’est pour ne pas servir les universités privées, cela explique tout. Ça veut dire que lui-même, il est à la solde de ces fondateurs(…) ; Soumah est entrain lui-même de creuser sa propre tombe, parce que tout ce qu’il dit est faux et archi-faux », révèle le porte parole.
Parlant de la politisation des examens qu’Aboubacar Soumah a longuement dénoncé dans sa sortie, Anssa Diawara insiste :« Soumah est en perte de vitesse, c’est aussi simple que ça, les responsables d’établissement peuvent le répondre, parce que ce sont ces responsables qui avaient proposé des enseignants soit à la correction soit à la surveillance. Dites à Monsieur Soumah d’envoyer les preuves. Les preuves ne sont pas verbales, elles doivent être tangibles », a soutenu le porte-parole du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation.
Moussa Moise KEITA
















































