C’est le 28 mai dernier que ces greffiers et secrétaires de greffes avaient lancé leurs préavis de grève, ils revendiquent l’application totale avec effet rétroactif de leur statut particulier signé depuis les 03 aout 2016 par le président Alpha Condé. Et depuis ce préavis de grève lancé, aucun compromis n’a été trouvé à leur problème. Par conséquent, ils décident d’aller officiellement en grève à partir de ce vendredi 8 juin 2018.

« Nous sommes déjà en grève. Nous réclamons l’application du statut particulier des greffiers de Guinée que le Président de la République a bien voulu signer depuis le 03 août 2016. Un statut dans lequel nous avons des avantages qui sont accordés à savoir : les primes de fonction, de transport, de logements mais surtout d’audience,» déclare le porte-parole des greffiers, Mamadou Dian Baldé

Malgré les multiples tentatives de négociations avec les autorités en charge de la justice et la primature, qui leur demandent de surseoir à leur mot d’ordre de grève sans aucune garantie, disent-ils

« A la primature, ils nous ont invités à suspendre notre mot d’ordre de grève. Mais nous avons posé la condition d’avoir au moins un protocole d’accord signé par le ministre. Le ministre n’a pas voulu signer ce protocole d’accord. Puisque nous n’avons pas eu de garantie suffisante pour lever le mot d’ordre, nous sommes partis en grève. Mais ce n’est pas de notre volonté d’aller en grève, il faut quelque chose qui garantisse nos intérêts. Parce que par le passé, il y a eu des promesses verbales qui n’ont jamais été tenues,» a affirmé Mamadou Dian Baldé.

Sans aucune garantie, ils ne peuvent suspendre la grève a martelé leurs porte-parole. Au moment où les greffiers responsables désignés par leurs pairs afin de mener la lutte faisaient le compte rendu de leurs démarches aux siens dans la salle d’audience du tribunal de première instance de Mafanco, la présidente dudit tribunal s’était opposée du fait que cette assemblée se tient devant les journalistes. Elle a interrompu un bon moment la réunion en exigeant que les journalistes sortent de la salle. Comportement que n’ont pas digéré certains greffiers qui se sont catégoriquement opposés à la présidente du TPI de Mafanco.

 Finalement, après quelques échanges la présidente était revenue sur de meilleurs sentiments.

Pour l’heure, la quasi-totalité des TPI de Conakry sont restés porte close et les greffiers grévistes entendent maintenir la grève jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.