La décision est tombée le mardi 17 avril 2018 lors des négociations entre l’union nationale des boulangers, l’association des consommateurs, la CNTG, la fédération nationale des artisans de Guinée et des représentants des unités industrielles qui fabriquent de la farine.
Cette rencontre conduite par le ministre du commerce Marc Yombouno s’est tenue à l’institut national de normalisation et de météorologie. Ce rendez-vous intervient après la rencontre du chef de l’Etat avec les boulangers. Ces derniers c’est un rappel, avaient lancé un avis de grève la semaine dernière pour protester contre les maux dont souffrent leur corporation.
Mais heureusement, les parties prenantes à cette rencontre ont finis par trouver un consensus après des heures de négociations qui ont abouti à la signature d’un protocole d’accord en la circonstance.
« C’est un accord d’entente dans ce sens qu’aucune partie n’a été forcée. Nous avons discuté dans une approche participative et démocratique. Donc, il y avait une forte représentativité de l’intérieur du pays, des régions et de Conakry. Toutes les parties étaient présentes ainsi que les représentants du ministère de l’industrie et du commerce. Nous avons largement discuté sur les détails avant de convenir sur les grandes recommandations. Ces recommandations vont dans le sens de l’appui des corporations en matière de formation, d’équipement, d’accès aux crédits, de structuration et aussi pour atténuer un peu la situation du prix. A ce niveau, les actions seront engagées sur la chaine de distribution et de vente des produits. Toutes les parties prenantes ont donc unanimement décidé de lever le mot d’ordre de grève qui était prévu le mercredi prochain,» précise Marc Yombouno.
Apres la signature de cet accord, les boulangers comptent désormais sur le ministre du commerce.
« Tous nos points de revendications ont été pris en compte. Avec le ministre du commerce, depuis que nous sommes ensemble, il ne nous a jamais trompés. Il a toujours œuvré pour que les boulangeries guinéennes travaillent dans les meilleures conditions. C’est pourquoi depuis 2011 lorsque nous avons signé le protocole d’accord, même pendant les moments difficiles, le pain n’a jamais manqué,» souligne El Hadj Alpha Oumar Sacko, secrétaire général de l’Union nationale des boulangers de Guinée.
Face au point soulevé par les boulangers sur la qualité et la quantité de la farine, le PDG du groupe Sonoco tente de les rassurer en ces termes : « C’est à cause des boulangers que j’ai commencé à faire la farine en Guinée. Depuis que j’ai commencé à faire la farine et depuis que j’ai commencé l’exportation jusqu’à présent, on n’a jamais rencontré la mauvaise qualité. Nous allons continuer à leur donné de la bonne qualité. Concernant la quantité aujourd’hui, nous sommes en train d’’exporter dans la sous-région.»
Par ailleurs, il promet de changer les boulangeries traditionnelles guinéennes en celles modernes : « Nous allons former les boulangers guinéens ensuite, nous allons les accompagner dans la modernisation des fours, parce qu’aujourd’hui, dans tout le monde entier, seule la Guinée a les boulangeries traditionnelles dans la capitale. On a pris l’engagement de les accompagner dans ce sens pour qu’ils deviennent aussi des petits industriels.»

















































