Albert Damantang ne mérite pas d’être ministre s’insurge Aboubacar Soumah du SLECGDurée de lecture : 3 min

Le SLECG version Aboubacar Soumah a bénéficié d’un soutien indéfectible de la part de quatre structures ce mardi 13 mars 2018.  Ce soutien dit-on, vient de la société civile guinéenne à travers la PCUD d’Abdourahamane Sanoh et d’autres centrales syndicales notamment la FESABAG, la FESATEL et de l’UGTG . A cette occasion, le meneur de la grève qui paralyse le secteur de l’éducation depuis un mois s’est attaqué au ministre du travail et porte parole du gouvernement Albert Damantang Camara. Visiblement très remonté par les propos du ministre du travail, Aboubacar Soumah affirme que celui-ci ne mérite pas d’être ministre.

 « Je voudrais apporter un éclairage sur les propos tenus par le ministre Albert Damantang Camara concernant les 40%. Il déclare que les 40% ne sont pas un acquis. J’ai toujours dit que Albert Damantang ne mérite pas d’être un ministre du Travail », réagit Aboubacar Soumah sous un tonnerre d’applaudissement de ses camarades syndicalistes.

Il poursuit en disant que le ministre en question ne maîtrise pas les textes juridiques régissant les relations sociales entre patrons et employés «Quand on est ministre du Travail, on doit d’abord maîtriser les textes qui régissent les relations sociales patron et employés. Mais quand un ministre confond le code de travail et la loi L028 qui régit les fonctionnaires et le code de travail qui régit le secteur privé, alors je ne sais pas comment est-ce qu’il faut écouter une telle personnalité » a-t-il lancé contre le ministre porte-parole du gouvernement.

S’exprimant sur  les 40%, le secrétaire général du SLECG soutien que c’est un droit légitime que l’Etat a volé aux travailleurs. Il explique: « Lorsque la valeur monétaire du point d’indice baisse, ça fait baisser le salaire. Parce qu’on multiplie l’indice par la valeur monétaire du point d’indice pour déterminer le salaire. Donc, quand on diminue cette valeur, alors le salaire diminue, ça, c’est élémentaire. Il faut qu’il comprenne cela (Albert Damantang ndlr) et que tout le monde comprenne que c’est une diminution de salaire. C’est à juste titre que nous demandons de nous rembourser ce n’est pas une augmentation de salaire », martèle Soumah avant de  préciser que le combat n’est pas dans l’obtention de ces 40% mais au niveau des 8 millions qui rentre dans la dynamique de l’amélioration des conditions de vie des enseignants :« Nous insistons que les négociations commencent sur ces 8 millions, faute de quoi, nous ne sommes pas prêt à suspendre la grève. Lorsque les 40% seront payés avec effet rétroactif et que les négociations commencent immédiatement sur les 8 millions, que nous soyons rassurer effectivement que les négociations ont commencées, c’est en ce moment que nous allons suspendre la grève pour permettre de poursuivre les négociations dans l’accalmie », déclare Aboubacar Soumah.