Les femmes de l’opposition et celles des mères des victimes  des violences policières ont battu le pavé ce mercredi 07 mars pour dénoncer les tueries dont sont victimes leurs enfants pendant les manifestations politiques en Guinée.

Elles étaient nombreuses à prendre assaut la  rue mercredi matin. Habillées en blanc avec des foulards rouges attachés à la tête, ces femmes ont marché du carrefour concasseur jusqu’au rond point de Bambeto le point de ralliement. Tout au long du chemin avec des pancartes en mains où on pouvait lire  » trop de mort nous on en veut plus  » ces femmes à travers des chants et des danses ont dénoncé ce qu’elles appellent des assassinats dans l’impunité de leurs enfants. Aï Diaouné, la mère de Zakariou Diallo, la toute première victime du régime condé n’arrive toujours pas à oublier son fils << Je suis la ce matin pour mon fils Zakariou Diallo. Il est mon premier fils, il était mon espoir. Mais il me l’on arraché banalement. Il m’a laissée dans la pauvreté>>

Parmi les manifestantes il y avait des épouses de certains leaders politiques notamment Hadja Halimatou Dalein Diallo qui n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le pouvoir condé et les violences meurtrières sur l’axe <<nous sommes là aujourd’hui pour exprimer notre ras le bol face à ces tueries interminables dont son victime nos enfants. A tout moment qu’on tue quelqu’un on nous parle des enquêtes et celles ci n’aboutissent jamais. Trop c’est trop nous en avons marre. Nous avons à présent 90 victimes couchées au cimetière de Bambeto, promettons les que nous allons poursuivre la lutte contre l’injustice  » a t-elle entonné.

Pour terminer elle a invité ses paires de s’impliquer désormais dans la lutte contre l’injustice et les violences meurtrières