Procès Mohamed Koula : réactions croisées des avocats des deux partiesDurée de lecture : 2 min

Le procès sur l’assassinat de notre confrère Mohamed Koula Diallo, s’est poursuivi au tribunal de première instance de Dixinn lundi 23 octobre 2017. 

Au cours de cette audience, c’est Amadou Oury Bah et Abdoulaye Diallo, tous de la partie civile qui, durant plusieurs heures, se sont succédé à la barre. Au sortir de cette audience qui a été caractérisé par des débats houleux entre les défenseurs des différentes parties, les avocats se sont prêtés aux questions des journalistes présents.

Selon Me Alseny Aissata Diallo, un des avocats de la défense « à l’audience précédente, le tribunal avait suivi monsieur Bah Oury. Il avait demandé la comparution de quelques personnes, de quelques témoins et de moi-même. Mais aujourd’hui, le collectif de la défense a réussi et à soumettre au président d’audience un certain nombre de dispositions d’articles, non seulement des procédures pénales, mais aussi la loi portant organisation de la profession d’avocat en Guinée ».

C’est pourquoi, poursuit-il, « le tribunal s’est finalement rendu compte qu’en suivant M. Bah Oury, il (le tribunal) aurait violé la loi tant dans le Code de procédure pénale que dans la loi portant exercice de la profession d’avocat en Guinée. C’est pourquoi le tribunal est revenu sur sa décision en annulant purement et simplement la comparution des témoins qu’il avait ordonné. Ce n’est que le début de notre victoire qui va continuer

Quant à Me Emanuel Bamba, avocats de la partie civile, il se dit surpris par cette décision du tribunal. « La décision qui a été rendue nous a sérieusement surpris parce que quand la question de convocation et la comparution des témoins ont été évoquées, le président du tribunal nous a pas laissé le temps de développer nos arguments par rapport à la comparution de ses témoins. Le président du tribunal a simplement peut-être dit qu’il y avait des tensions et a décidé de suspendre l’audience sans dire les raisons que le tribunal suspendait. Donc, nous avons été désagréablement surpris », a-t-il déclaré.

À en croire Me. Bamba, cette décision est contraire à la loi. « La décision a été rendue en violation des dispositions du Code de procédure pénale notamment l’article 422. Donc vous vous rendez compte que le tribunal n’a pas rendu sa décision conformément à la loi », a insisté l’avocat de la partie civile.
Pour l’audience du 30 octobre prochain, le président de l’audience Mangadouba Sow a demandé au procureur de préparer des celés. 
À noter que des journalistes ont été également agressés par les militants de l’UFDG après l’audience. Ces journalistes voulaient prendre des images d’une altercation entre des pros Cellou Dalein et des pros Bah Oury dans la cour du tribunal.