En Centrafrique, l’éboulement du chantier minier artisanal de Bé-Mbari, situé à environ 250 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays, aurait fait une soixantaine de morts et plusieurs dizaines de blessés. Ce site se trouve près de la frontière avec le Cameroun. Le drame s’est produit il y a une semaine et les recherches se poursuivent encore. Dans cette mine, considérée comme l’une des plus dangereuses du pays, les artisans travaillent dans des conditions extrêmement précaires et l’exploitation échappe largement au contrôle de l’État.

Les opérations de secours se poursuivent à Bé-Mbari, selon plusieurs témoignages. Elles sont menées essentiellement par les habitants des villages environnants et les artisans miniers survivants.
Cette localité du nord-ouest de la République centrafricaine (RCA) étant difficile d’accès, avec un réseau téléphonique très instable, très peu d’informations ont filtré une semaine après le drame. L’éboulement s’est produit alors que plusieurs centaines de personnes travaillaient sur le site.
Selon les notables des villages voisins, l’éboulement aurait été provoqué par la chute d’un arbre situé près de la galerie minière. Celle-ci avait été creusée de manière artisanale, sans respect des normes de sécurité.
Les mêmes sources indiquent que des corps continuent d’être extraits des décombres. Plusieurs blessés auraient également succombé à leurs blessures, faute de soins adéquats. La plupart des victimes sont enterrées sans avoir été identifiées, les corps ayant déjà commencé à se décomposer. Plusieurs artisans sont toujours portés disparus.
Contactées, les autorités locales affirment se mobiliser pour effectuer une descente sur place. Il leur est donc difficile, pour le moment, de fournir un bilan officiel.
RFI
















































