L’humanité célèbre ce lundi 08 mars 2021, la journée internationale des droits des femmes. Une journée célébrée cette année dans une crise sanitaire qui frappe le monde entier. A cet effet, Delphine Perremans chargée des affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique à Conakry a porté son regard sur la promotion des droits des femmes en Guinée, selon elle la Guinée fait face à d’énormes défis.

La première journée internationale des droits des femmes fut célébrée en 1911 par l’internationale socialiste des femmes. Cette journée internationale met en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. L’égalité entre les sexes est un combat de tous les jours des féministes en Guinée, mais aussi ailleurs.

« Nous sommes convaincus que l’égalité entre les sexes permet en fait le développement et l’atteinte des objectifs du développement dans une nation. Donc on œuvre tous dans la même direction, que ça soit en Guinée ou en Belgique, par ce que chacun à sa contrainte, chacun à ses défis. La Belgique ne fait pas exception, l’Europe ne fait pas exception (…) », a fait savoir Delphine Perremans chargée des affaires à l’ambassade du Royaume de Belgique à Conakry.

La Guinée est signataire de plusieurs conventions allant dans le sens du respect des droits des femmes, mais aussi l’égalité entre les sexes. Malgré cela il y a un défi majeur auquel le pays doit faire face, les violences basé sur le genre.

« Il y a encore énormément de travail en Guinée, je voudrais citer comme simple exemple les violences basées sur le genre (…). Une enquête démographique et de santé qui a mis en évidence qu’il y avait encore un taux de prévalence de 96% de mutilation féminine en Guinée, la deuxième nation au monde avec un taux élevé et le pire c’est que quelque part il y a une forme d’acceptation de cette violence dans la société (…) », a révélée Delphine Perremans.

La Guinée a adopté plusieurs engagements à l’international, et ce malgré la présence des femmes dans les entreprises et dans l’économie en général, les femmes de guinées doivent encore conquérir l’espace politique.