Après un séjour de quarante un jour passé entre la Côte d’Ivoire et la France, le président du parti de l’Union des Forces Républicaines a regagné son pays ce lundi 24 août dans les environs de 15 h. Il a été accueilli par ses militants dans sa résidence située à la minière dans la commune de Dixinn. À peine arrivé, Sidya Touré s’est exprimé sur la position de son parti face à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain, selon lui « la position du parti reste inchangeable et nos décisions restent maintenues(…) ».

Sidya Touré va poursuivre en ces termes « M. Alpha Condé continue de s’entêter même si on fait des meetings ratés, je ne sais pas comment, des réunions pour déclarer des choses qui ne se déclarent pas et comme toujours depuis dix ans l’objectif est toujours éliminer l’UFR.

 Quand on prend, on donne un peu d’argent pour cela, on a des gens qui arrivent par centaines. Donc honnêtement nous ne nous sentons pas concernés par tout cela. Ce que je veux vous dire avec le FNDC nous allons continuer le combat contre le troisième mandat et cintre le fait que Alpha Condé puisse s’installer au pouvoir pour la vie. Ça c’est absolu. Notre décision elle est là, on n’a pas changé encore (…).

On prendra le temps de convoquer une réunion du conseil politique à partir de demain ensuite je verrai les jeunes et les femmes pour qu’on parle de la situation actuelle du pays et pour dire qu’est-ce que nous allons envisager pour les jours et les semaines à venir.

Dans le cadre du FNDC on avait prévu que nous ne participions pas aux élections. Nous refusons la modification constitutionnelle et nous refusons le troisième mandat, nous ne reconnaissons pas l’assemblée qui est complètement le bureau politique du RPG arc-en-ciel. Quel est l’élément nouveau qui a changé cette position?

Quand le problème se posera on apportera les solutions ».

Le président de l’UFR, répondant à la question du report de l’élection présidentielle qui doit se tenir au mois d’octobre prochain par la CENI, il affirme « Un report de quelle élection ? Nous ne nous croyons pas à ces élections. Ceux en qui nous nous croyons, c’est la dissolution de l’assemblée, et le fait que quelqu’un qui a dit-il voter une constitution et qui après a pris un crayon et une gomme pour modifier les articles et publier son nouveau texte. On est plus un État, il faut être sérieux quoi(…) ».