Des citoyens se plaignent de l’arnaque des forces de sécurité au niveau des barrages se trouvant à Dubréka, juste à la sortie de la ville de Conakry. A rappeler que, le président Alpha Condé a interdit tout déplacement de la ville de Conakry pour l’intérieur du pays, une mesure figurant parmi les dispositions prises pour freiner la propagation de la pandémie du COVID-19.
Joint au téléphone par notre rédaction, une source nous a expliqué, les mauvais comportements des agents au niveau des barrages se trouvant à Dubréka. Des barrages installés pour empêcher les déplacements des citoyens en cette période de crise sanitaire, afin de mettre fin à la propagation de cette maladie du coronavirus.
Ils (source Ndlr) affirment qu’aucune mesure annoncée par le chef de l’État n’est appliquée à ce niveau. Selon la même source qui a préféré garder l’anonymat, une Somme allant de dix milles à cinquante francs guinéens serait retirés par les forces de sécurité pour passer le barrage.
« Le barrage se trouve entre Kaléma et un endroit appelé Taz, c’est un coin où il n’y a qu’une seule voie principale, à moins que tu empruntes les voies ferrées et ce chemin est très loin et difficile à pratiquer. il y a un barrage à la sortie de Conakry et un autre en quittant Dubréka(…), il a des kits qui sont installés au niveau de ces barrages, mais il y a point d’eau dans ces kits. En plus de cela il y a assez de monde, tu ne peux même pas l’imaginer, le plus marrant de tout cela, est que les agents en charge de la sécurité ne disposent pas de bavette. Je me demande, les barrages là servent à quoi ? Puisqu’il y a des véhicules qui quittent Conakry pour l’intérieur du pays, il suffit d’avoir une petite somme en poche pour passer les barrages. Si tu es de Dubréka et que tu veux partir pour Conakry, tu payes dix milles, hier nous en avons payé, et si tu plaides on te met carrément de l’autre côté et le soir en rentrant à Dubréka tu payes les mêmes frais. J’ai vu de plus près les agents prendre de l’argent aux transporteurs qui circulent, la somme varie entre 20.000 gnf à 50.000 gnf. On se demande, à quoi servent ces barrages en cette période de la pandémie du Covid-19 ? En plus si tu ne donnes pas la somme demandée, ils te demandent de rebrousser chemin, et si tu persistes, tu es bastonné », a expliqué notre source anonyme.
Assistons-nous à un laissé aller des autorités en charge de l’application de la loi, en cette période très critique de la crise sanitaire ?















































