Le Royaume-Uni, très durement touché par le coronavirus après une réaction plus tardive que ses voisins, va à présent tester davantage d’habitants. L’Allemagne qui, elle, a commencé très tôt à dépister annonce une augmentation du nombre de tests PCR. La stratégie de dépistage ciblé, accompagnée de l’isolement des personnes positives, appliquée outre-Rhin est de plus en plus répandue. La France commence à la mettre en place, mais les divergences persistent entre pays.

900 000 tests de dépistage par semaine, c’est le nouvel objectif que se fixe l’Allemagne, déjà très en avance parmi les grands pays européens. Pour l’instant, la moyenne y est d’environ 450 000 tests/semaine. Ces tests de type PCR vont être généralisés auprès du personnel de santé, dans les hôpitaux ou les établissements tels que les maisons de retraite. « Il est très très important de voir, après ce que nous avons atteint ces dernières semaines, (…) que le plus grand risque d’un déclenchement du virus est le système de santé » a déclaré mercredi le ministre de la Santé, Jens Spahn, qui souhaite un dépistage le plus préventif et le plus complet possible.