Un Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), c’est l’objectif principal de la mise en place de ce nouvel instrument  aux mains des acteurs sociopolitiques pour éviter la modification de la constitution guinéenne. Au cours de cette rencontre on pouvait apercevoir plusieurs acteurs de tout bord au siège de la PCUD à Conakry.

Dans cette nouvelle structure, figure plusieurs anciens cadres du pays dont entre autres, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG et chef de file de l’opposition, Sidya Touré de l’UFR, Dr Ousmane Kaba du PADES, Me Abdoul Kabèlè Camara du RGD.

Sur la question de savoir, quel regard t-il sur la naissance ce front pour la défense de la constitution, Amadou Damaro Camara, député du RGG Arc-en-ciel à l’assemblée nationale, avec un ton de moquerie à l’égard de ce front (FNDC) dira ceci :

« Quand je pense à Sidya Touré avec la célèbre expression ton pied mon pied avant d’être virer de la primature. Quand j’entends Mamadou Sylla qui se tape la poitrine qu’il est celui qui finançait le changement de la constitution au temps de Lansana Conté. Quand je vois Maitre Abdoul Kabèlè qui était dans la commission pour la nouvelle constitution qui a fait faire un autre mandat au général Lansana Conté. Quand je vois Cellou Dalein qui était en haut placé dans ce régime d’alors et qui était l’inspecteur de campagne pour la réélection de Conté au Foutah, j’ai envi tout simplement de rire.   Je pense que ces gens là sont entrain de se moquer de l’intelligence des guinéens comme si notre mémoire est aussi si courte pour oublier  ce qu’ils étaient hier. Qu’ils aient un front contre une nouvelle constitution, moi je n’en ai absolument rien contre pour vu que dans la démocratie qu’on laisse toutes les voix s’exprimer », a souligné le président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle.

Loin, il évoquera qu’il n’y a  qu’aucune constitution dans le monde à laquelle le peuple n’a pas sa souveraineté. Et dit-il, la constitution actuelle est une lettre insuffisante qui mérite d’être époussetée.

 « Si la constitution est l’émanation du peuple il a la possibilité n’importe quand d’avoir des modifications. Ce qui est grave pour le cas précis de la Guinée, ceux qui s’expriment contre une nouvelle constitution ne savent même pas ce qui est dans cette nouvelle constitution. Car il y’a deux débats à savoir est ce que cette la constitution actuelle mérite d’être évolutive ? La réponse est irrévocablement oui. Mais est ce que dans cette nouvelle qui aurait beaucoup d’autres avancées le président de la républicaine a le droit d’être candidat ? Voici le second débat. Maintenant par la peur que cela ne soit on ne veut pas une nouvelle constitution et c’est ça l’amalgame qu’on fait autour de la révision de la constitution ».

Pour le député de la mouvance Amadou Damaro, « la limitation du nombre de mandat n’est pas absolument signe d’une bonne démocratie. Parce que les pays sur lesquels nous prenons exemple le nombre de mandat n’est pas limiter dans ces pays. C’est le cas de l’Allemagne le nombre de mandat n’est pas limiter là-bas, du Canada ni en Angleterre ».