Au lendemain de la démission du président de l’Union des Forces Démocratiques Sidya Touré de son poste de haut représentant du chef de l’État, fonction qu’ il a occupé depuis trois ans. Les réactions ne tardent pas dans l’opinion pour commenter cette actualité. Rencontré ce mercredi par notre rédaction, le président du Conseil Nation des Organisations de la Société Civile Guinéenne(CNOSCG) n’a pas manqué de qualifier cette démission du numéro de l’UFR de tardive.
Pour Danssa Kourouma, cette démission était prévisible dans la mesure où l’ancien représentant du Président Alpha Condé avait déjà perdu le contrôle dans les circonscriptions électorales. « En tant qu’observateur de la vie politique, cette démission était prévisible parce que les élections locales ont perturbées les alliances politiques. UFR qui était en très mauvaise position après les élections de 2010 a eu beaucoup de mal à reconquérir son électorat et d’avoir une position qui le permettait de régner en maître de Conakry comme cela s’est passé aux législatives dernières. Alors c’est tout à fait normal que certaines alliances ont échouées dans certaines communes et le président de l’UFR et représentant du président n’était pas en bon terme avec ses alliés et c’était absolument prévisible qu’il pouvait jeter l’éponge » A lancé le président du CNOCSG et de poursuivre : « Mais au-delà de ça, il faut reconnaitre qu’il ya une certaine incompatibilité idéologique entre les deux hommes. Il faut être hypocrite pour ne pas l’observer et c’est très difficile pour Sidya Touré de s’entendre sur un certains nombres de normes surtout de choix politiques avec le Président Alpha Condé, mais il a accepté de s’associer à lui et c’est quelque chose qu’on a beaucoup apprécié … Et aujourd’hui cette démission ouvre la voie à une nouvelle recomposition du paysage politique, il faut s’y attendre d’ici les élections législatives que tous les coups sont permis pour les hommes politiques » Précise t-il.
Pour plusieurs observateurs de la vie politique guinéenne, cette démission de Sidya Touré est trop tardive. Danssa Kourouma aborde dans le même sens que ces personnes, il estime que les arguments avancés par le leader de l’UFR ne sont pas plausibles. « Ce qui me tracasse, Sidya Touré savait belle et bien que ce poste n’était pas constitutionnel et qu’il n’avait aucune garantie pour qu’il ait les mains libres pour pouvoir apporter sa contribution, donc on le savait et lui-même le savait. Je crois qu’il ne faut pas chercher la petite bête, c’est une erreur politique mais quand même qui était profitable à la stabilité du pays(…) Ca contredit les arguments donnés par Sidya, les arguments qu’il a donné sont en adéquation avec cette thèse. Dire que c’est la situation sociopolitique qui fait qu’il démissionne, on a connue des situations plus carabinées que ce que nous sommes entrain d’enregistrer en ce moment. Donc pour ma part, c’est venue tardivement, parce que si c’est l’argument lié à la détérioration du complexe sociopolitique et l’enlisement de la situation, on a eu des situations similaires plus graves que cela. Mais le problème sait que c’est les intérêts politiques qui ne sont plus ensemble » Soutien le président Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne.














































