La Haute Autorité de la communication a conférée avec les associations de presse et patrons de médias ce Mardi 13 novembre dans ses locaux sur le rôle et la responsabilité des médias dans le cadre de la situation socio politique que traverse le pays.
Près de quatre heures d’échange sur le traitement de l’information en période de tension, la bastonnade des journalistes l’année dernière au PM 3 de Matam, la convocation de Mouctar Bah correspondants de RFI sur son reportage et autres sujets ont ponctuée cette rencontre. A l’entame, la présidente de la Haute Autorité de la Communication a demandé l’observation d’une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes de violence dans le pays.
Pour Martine Condé, cette échange avec les journalistes en cette période de crise s’avère nécessaire afin d’instaurer la quiétude à travers les médias vis-à-vis de leurs traitement d’information. « Nous vivons en effet depuis plusieurs semaines une situation de tension marquée par la grève des enseignants, des manifestations politiques, des violences dans certains quartiers de la capitale et même à l’intérieur du pays. Ce contexte de crise oblige les professionnels de médias que vous êtes à plus de responsabilité car votre rôle est essentiel dans le renforcement de la démocratie, la préservation de la paix et de la stabilité dans le pays » Indique Martine Condé qui estime que le travail des hommes de médias doit se faire de la manière la plus responsable et dans un esprit patriotique.
« Nous devons ensemble reconnaître aussi que parmi les médias guinéens, il y’en a qui ont un traitement tendancieux de l’information et qui commettent des dérapages. Ces derniers font à l’encontre des dispositions de la loi L002 portant liberté de la presse et de la charte déontologique des médias. Il y a assez de dérapages que nous constatons dans certains contenus. Cette façon de faire ; dessert avant tout la cause des médias être la liberté de la presse ; cela doit changer » fait elle savoir.
A ce titre, la présidente de la HAC interpelle les associations de presse et patrons de médias : « Il faut que les associations de presse s’impliquent d’avantage dans la qualification du travail des médias, il y va de l’intérêt de tous les professionnels qui veulent voir le journalisme gardé ses lettres de nobles en Guinée. J’interpelle particulièrement les patrons de presse qui doivent se montrer à la hauteur des enjeux » soutien Martine Condé.
Selon la présidente de la Haute Autorité de la Communication, les associations de presse doivent servir d’autorégulation, de rappel à l’ordre ou si il y a lieu d’extirper des médias ceux dont la conduite déshonorent la profession a t-elle conclut















































