La loi de finances initiale (LFI) 2019 a été présentée par les membres du gouvernement concernés ce lundi à l’hémicycle du palais du peuple. Sur les 113 inscrits, 69 députés ont répondu à l’appel nominal, 23 excusés et 21 absents.
Le projet budgétaire du gouvernement Condé s’évalue à plus de vingt deux mille milliards soit 17,6%s du PIB. Dans ce projet, le gouvernement a rehaussé la dépense sociale pour une croissance inclusive. Ce projet de loi de finances 2019 a été soumis aux députés pour examen et approbation. Contrairement aux lois de finances de l’année 2018, celle de 2019 connaitront une augmentation de 3 121,58 milliards soit 16, 3%. Pour le ministre des Finances, cette augmentation intervient suite aux grandes orientations que s’est fixée le gouvernement Condé.
« Les grandes orientations sont les suivantes: l’augmentation du budget de l’investissement, ensuite il faut ajouter à cela le souci du gouvernement de mettre un accent particulier sur les dépenses sociales. La croissance doit être inclusive, donc personne ne doit être laissé de côté, les prix de la croissance doivent être partagés par le plus nombre », explique Mamady Camara.
Pour combler le déficit budgétaire, le ministre soutient que « le déficit budgétaire, qui s’établit à 2 980, 05 Mds, sera couvert par des ressources de financement à hauteur de 5 042,99 Mds et des charges de financement à hauteur de 2 062, 16 Mds. Le solde budgétaire de base était à 0,9% du PIB contre 0,8% dans la loi de finances rectificative 2018 ».
Par ailleurs, le ministre du budget a annoncé que de nouvelle mesure a été prie par le gouvernement afin de lutter contre la pauvreté.
« Le premier et nous-mêmes, nous sommes engagés pour mettre en œuvre les directives du président de la République pour réduire la pauvreté considérablement et vous avez vu que nous avons créé le fonds du développement local, qui a été créé mais qu’on doit opérationnaliser maintenant avec l’ANAFIC sur lequel on consacre 517 milliards pour investir dans le développement à la base soutenir les secteurs clés du développement et de la croissance », a indiqué Ismael Dioubaté.
Loin, il a évoqué les grandes lignes sur lesquelles le gouvernement se basera dans l’investissement de ce budget.
« Il y a des ministères clés du développement et de la croissance, tels que les affaires sociales, l’agriculture, l’élevage, la santé ce sont des ministères sur lequel nous allons nous baser pour relancer le développement. il n’y a pas de développement sans la route, il n’y a pas de développement sans l’agriculture, il n’y a pas de développement sans l’élevage, sans la santé, sans la qualité de l’éducation. Le budget s’équilibre en recettes et en dépenses et c’est autour de vingt deux mille milliards », a soutenu Ismael Dioubaté.
Malgré cette augmentation, le budget de l’éducation est resté inchangé dans ce nouveau projet de loi de finances présenté par le gouvernement.














































