La troisième réunion du comité de pilotage pour l’organisation matérielle du procès des massacres du 28 septembre s’est tenue ce vendredi 19 Octobre 2018 au ministère de la justice. Présidé par le ministre de tutelle Me Cheick Sacko, on pouvait également noter la présence de l’ambassadeur de l’Union Européenne, le représentant de l’ambassade des États Unis, le représentant de l’ambassade de France, les membres du cabinet ainsi que les membres du pilotage dudit comité composé du représentant du ministère de la justice, le représentant du parquet, le représentant du haut commandement de la gendarmerie nationale , la direction de la justice militaire, la société civile et autres acteurs impliqués. Deux points essentiels seront discutés au cours de cette réunion, à savoir : le choix de la ville et lieu où doit se tenir ce procès tant attendu et le budget de fonctionnement. D’entrée, le ministre de la justice garde des sceaux et président du comité du comité de pilotage a tenu à lever l’équivoque concernant le budget «Malheureusement dans la cité, beaucoup d’information et de contre information circulent quand on parle de question d’argent dans notre pays .Mais ce que je voudrais surtout leurs dire, c’est de se renseigner notamment sur le coût du procès de M. Hissène Habré à Dakar et d’autres procès de cette nature sur le continent africain. Quand ils auront ces informations nous pourront discuter », a t-il lancé et d’ajouter.

« Dans notre pays la Guinée, on ne fera pas l’économie de ce procès. Je l’ai souvent répété, il faut que ça soit clair dans la tête de tout le monde. On n’est pas à mesure de vous donner la date aujourd’hui, mais je vous ai dit que le travail du comité de pilotage, la date va s’imposer toute seule ».

Brandissant la lettre de mission qui lui a été assigné par l’actuel premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, Cheick Sacko souligne que c’est la troisième fois qu’il reçoive des lettres de la part de trois premiers ministres différents qui se sont succédés. Tous évoquent dans la lettre l’organisation du procès des massacres du 28 septembre comme une priorité. Il demande le calme de tous les côtés avant de soutenir qu’un procès de telle nature n’est pas une kermesse ou la danse du ventre dans une cérémonie quelconque. Le cas Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba, l’un des cerveaux de ce dossier n’a pas été occulté dans l’intervention du ministre, il précise «Concernant M. Toumba Diakité qui est un accusé et qui est actuellement en détention dans le cadre de ce procès. Tout ce qui est dit sur lui, je ne parlerai pas de ses avocats car j’ai du respect pour leur travail. Mais tout ce qui est dit est une contre-vérité. Un temps viendra ou je dirais beaucoup de choses concernant cet accusé. Sa nourriture et ses frais médicaux sont assurés par le cabinet, tous les mois il y’a un montant qui est débloqué pour l’entretien de M. Toumba à la maison centrale. On est pas obligé de le faire, mais nous sommes conscient que ce n’est pas un prisonnier comme les autres», déclare Me Cheick Sacko.

Nous y reviendront…