L’éducation guinéenne traverse des moments de turbulence considérable due au disfonctionnement qui minent l’enseignement à la base, cela fait suite à la grève déclenchée par le SLECG en début d’ouverture des classes. Une crise aux quelle le gouvernement Condé peine à trouver une solution. A signaler que, les négociations sont toujours en cours entre le gouvernement et la structure syndical le SLECG. A trois semaines de l’ouverture des classes, des enseignants brillent par leur absence dans les différentes écoles publiques. Pour combler le vide de ces enseignants titulaires dans les classes, le gouvernement guinéen contre toute attente à décider de faire appel aux contractuels.
Ces enseignants suppléants sont issus des instituts de formation de l’Education de l’ISSEG et de l’ENI selon les autorités. Ils sont une marge très importante qui officie en qualité de titulaire dans les classes malgré de nombreuses critiques. Mory kourouma un des enseignants contractuels qui dispense les cours de Français au Lycée Ahmed Sékou Touré « nous sommes d’autant patriote que ces grévistes, nous avons décidé de remplacer leurs absences pour ne pas que l’enseignement guinéen sombre, ce secteur est déjà maladif il faut oser le dire, dans l’attente qu’il ait une conclusion du gout des deux parties et que l’enseignement reprend son porte flambeau d’en temps. Je crois qu’il est plus qu’indispensable que des syndicalistes et autorité soient unanime pour l’intérêt non seulement de la population, mais aussi de la jeunesse innocente qui a tant souffert de ces incongrus prise de position ».
Loin Fatoumata Camara enseignante contractuelle du même Lycée hausse le ton, en pointant un doigt accusateur sur les syndicalistes sur la situation actuel que traversent les enseignants guinéens.
« Je suis plus que jamais convaincu que les syndicalistes SLECG sont les acteurs principaux de cette crise, au dépend de toutes ces concessions faites par l’Etat des 40/100 et tous les avantages supplémentaires n’ont pas été suffisants pour ces syndicaliste. Vous voulez que l’Etat alloue le budget entier à ces protagonistes ? J’estime qu’il est opportun que les uns et les autres se remette en cause, pour le bon vivre de la nation, mettre à la marge tous ces différends qui ne sont profitable à personne », estime-t-elle.
La question de savoir du climat qui règne entre ces enseignants contractuels et ces élèves, Mory kourouma revient avec beaucoup de confiance, il affirme que la relation est au beau fixe.
« Je m’en réjouis de la sociabilitéqui caractérise la relation existant entre les élèves et nous, les élèves savent d’autant plus que nous de l’enjeu du moment et nous tentons de résoudre les problèmes ensembles malgré tout », conclut-il.
Concernant la mobilisation Fatoumata affirme qu’elle est considérable de nos jours par rapport au début avec un taux de réticence qui était élevé « les élèves commencent à venir en grand nombre actuellement, ils ont compris que nous sommes là pour le bonheur du peuple tout entier. L’éducation est le devenir d’une nation pourquoi pas l’entretenir dans de bonne manière, il a fallu mainte et laboureuse sensibilisation pour drainer du monde, c’est vrai ça n’a pas été du tout facile l’approche que nous avons utilisé mais heureusement que nous sommes arrivés à point nommé », se réjouit-elle.
Par contre certains élèves n’apprécient pas la pédagogie utilisées par ces enseignants, c’est le cas de SYLLA Aminata élève de la 12eme Sciences Sociales « je pense que nos titulaires vus toutes ces années d’expériences ont beaucoup plus de pédagogie que ces suppléants, d’ailleurs ils sont en manque de pédagogie qui ne favorise pas l’enseignement, l’Etat doit comprendre que parachuter un étudiant dans une situation de classe, c’est vraiment créer une atmosphère très difficile », a-t-elle souligné.
ABDOULAYE DJIBRIL BARRY pour guineediversite.com 664645198















































