Initialement prévue ce lundi 1er Octobre par la cellule Balai Citoyen avec l’appui des partis politique et syndicat pour dénoncer la destitution de Kélèfa Sall à la tête de la cour constitutionnelle. La marche pacifique qui devrait quittée de la Tannerie en passant par l’aéroport, Kenien, Belle-Vue pour finir sur l’esplanade du Stade du 28 septembre a été reportée in-extremis par les responsables du mouvement de contestation. Rencontré par un de nos reporters sur les véritables raisons de ce report, le coordinateur de la cellule balai citoyen a évoqué les festivités du 2 Octobre comme principale raison.

« C’est la seule raison qui motive ce report c’est de donner la chance au peuple souverain de Guinée de fêter dans la dignité avec honneur cette fête d’indépendance tout en projetant dans les jours qui suivent d’autres marches a partir du mercredi, » a annoncé Sékou Koundouno

Sachant qu’ils connaissaient déjà que cette marche était programmée juste à la veille du 2 Octobre, la question que l’on se pose, pourquoi l’avoir prévue à la veille ? « Au niveau du Balai citoyen on reste très claire, le respect de la constitution est au dessus de toute fête qui résume au niveau du stade du 28 Septembre. Comme vous le savez l’action de la Guinée à l’indépendance doit se réunir normalement au recueillement, à la prière (…) nourrir une activité qui se résume à un défilé militaire, au passage des chartes de combats ou de toute la troupe de l’armée guinéenne nous importe peu car nous ne sommes pas en période de guerre ou en période d’État de siège. Donc, nous avons estimé que la défense de la constitution est plus importante que cette fête, » déclare le coordinateur de cette plate forme de la société civile avant d’ajouter que des négociations ont été menées auprès d’eux afin qu’ils puissent surseoir pour le moment à leurs démarches. « La communauté internationale nous a consulté depuis New York, les ambassadeurs accrédités en Guinée, les religieux, le ministre Gassama s’est personnellement investi afin que ce report soit une réalité. Donc, un travail de terrain a été mené par des personnes et ont ne pouvaient pas rester insensibles face à toutes ces réalités. Nous nous battons pour ce peuple et si ce peuple estime qu’il faudrait qu’on s’arrête pour quelques minutes afin d’accorder une chance qu’il puisse se réjouir de cette fête, nous ne pouvons que nous plier,» a laissé entendre Sékou Koundouno.