A l’issue d’une plénière extraordinaire tenue ce mardi 18 septembre à son siège à Donka, le meneur de la grève de novembre 2017 et ses paires ont une fois de plus menacés de déclencher une grève générale et illimité sur toute l’étendue du territoire national d’ici le 23 septembre si les négociations autour des 8 millions ne reprennent pas.
Comme à son habitude, la salle de réunion du SLECG a encore repoussée du monde. Des enseignants décidés à en découdre avec le pouvoir public ont tout simplement affiché leur colère face aux mépris du gouvernement vis-à-vis de leur situation. Après concertation Aboubacar Soumah s’est ainsi adressé à l’ensemble des enseignants mais également à la presse massivement représentée dans une déclaration dont nous vous livrons le contenu.
Le bureau exécutif national du SLECG avait jugé utile, compte tenu de tout ce qui se passait sur le terrain syndical à travers ses relations avec le gouvernement, le bureau exécutif national du SLECG au cour de son assemblée générale les décisions suivantes ont été prises : Du forum qui doit être organisé par le représentant de BIT, sur invitation du gouvernement, le représentant du BIT qui est venu dans le cadre d’organiser des rencontres avec le mouvement syndical guinéen et la société civile. Ayant compris à travers les communications du représentant du Bureau International du Travail. Il est venu avec une feuille de route bien préparée dans laquelle on veut demander la signature d’une trêve sociale au mouvement syndical. Ayant constaté que dans sa communication nous avons constaté une prise de position en faveur du gouvernement, le SLECG a décidé de ne plus prendre part à se forum. Des négociations : après la suspension des négociations suite à l’arrestation de notre chargé de communication Amara Mansa Doumbouya, qui a été libéré, nous avons aussitôt informé monsieur l’inspecteur général du travail, de notre disponibilité à reprendre les négociations. Mais de cette date jusqu’à maintenant nous n’avons reçu aucun appel. Et après notre rappel de monsieur l’inspecteur à plusieurs reprises, nous n’avons reçu jusqu’à nos jours aucune invitation de la part du gouvernement pour la reprise des négociations. Donc il a été décidé aujourd’hui ici en assemblée général, que si d’ici avant le 23 septembre 2018, nous ne recevons aucun appel de la part du gouvernement, nous invitant à reprendre la table de négociation, alors nous allons déposer un avis de grève au niveau du gouvernement flânant à tous les enseignants de Guinée à ne pas répondre à l’appel du gouvernement pour l’ouverture des classes le 03 octobre prochain.
Le SLECG est toujours disposé à répondre à l’appel du gouvernement en vue de poursuivre les négociations, mais si à cette date nous ne recevons aucun appel, nous allons déclencher une grève à partir du 03 octobre 2018.














































