C’est encore un autre report de la marche denommée par les travailleurs du Port autonome de Conakry  » la marche de la colère » qu’on a assisté ce lundi 27 août 2018. Selon ces travailleurs mécontens cette démarche vise a dénoncer ce qu’ils appellent <<Vente>> du port à la société Albayrak de la Turquie pour une durée de 24 ans.
Cette fois, il ne s’agit pas d’un empêchement comme ce fut le cas de la première fois, mais plutôt d’un cas de décès qui a été évoqué par les grévistes. Ce décès de l’un des leurs touche à plus d’un titre ces travailleurs qui cris d’ailleurs que c’est la « vente » du Port qui est la raison principale de l’aggravation de la maladie de Mohamed Diaby, membre du syndicat de ces travailleurs. Répondant massivement à l’appel de leur syndicat en ralliant la Bourse du Travail d’où devait partir leur manifestation de rue. Le secrétaire général adjoint de la CNTG Mamadou Mansaré, a la sortie d’une réunion de concertation à la bourse du travail s’est adressé en ces termes aux travailleurs
<< Nous venons de perdre un de nous. A cette douloureuse occasion, c’est les instructions de l’exécutif, nous ne pouvons faire aucune manifestation de joie ou de colère. Nous allons tous nous rendre à la famille du défunt pour présenter nos condoléances à la famille. Donc, c’est ce qui signifie que la marche prévue aujourd’hui est ajournée >> a déclaré le secrétaire général de la Confederation Natiinale des Travailleurs de Guinée. Plus loin, ce responsable syndical a avec vigueur dénoncer une fois encore l’interdiction de leurs précédentes manifestations par les autorités.
<< C’est une occasion pour nous d’informer l’opinion nationale et internationale qu’on est en train de museler notre démocratie. La Loi fondamentale autorise le droit de manifester. On accorde le droit de manifestations aux partis politiques, mais quand c’est les organisations de la société civile, on trouve toujours des arguments. Nous avons voulu suivre la procédure légale, nous avons écrit officiellement au gouvernorat pour l’informer que le bureau confédéral en compagnie des travailleurs du port autonome souhaite rencontrer la représentation du peuple, en compagnie des forces sociales de Guinée, pour exprimer leurs inquiétudes. C’est eux qui sont censés à mon avis écouter ce cri du peuple, ils ont le droit de contrôler l’action gouvernementale. Vous avez remarqué par deux reprises, on nous a empêchés par la force. Peut-être, ils finiront par nous tuer comme ce qui s’est passé au 28 septembre » s’est – il l’amanté
Pour sa part, le president de la délégation syndicale du port autonome de Conakry, a soutenu qu’il n’a pas du tout peur des gaz qui seront tirés par les policiers le jours ou ils manifesteront
<< Les policiers et les gendarmes sont nos cousins. Nous sommes habitués, nous allons continuer la marche. Quand le commandant tire sur le fils du capitaine, le capitaine à son tour va tirer sur le fils du commandant », a affirmé Cheick Chérif Touré.