C’est une nouvelle page inédite qui s’affiche dans le mouvement syndical en charge de l’Éducation guinéenne qui autrefois était très contesté par l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée, la centrale mère. Aboubacar Soumah, interrogé au téléphone par un de nos reporter a annoncé qu’une correspondance qui lui a été adressée ce mardi 14 août 2018 par le secrétaire général de l’USTG, Louis M’bemba Soumah, afin de lui reconnaître en temps que tel. « Ils ont envoyé une délégation porteuse de deux messages, une correspondance dans laquelle ils ont enlevé toutes mes suspensions et une autre dans laquelle ils m’invitent à prendre part à une rencontre qui va avoir lieu au Conseil Économique et social » lance Aboubacar Soumah.
Pour le secrétaire général du SLECG, cet acte de l’union syndicale des travailleurs de Guinée a été posé trop tard : « Je me suis déjà désaffilier de l’USTG, c’est trop tard ! Au moment où ils devaient me soutenir, ils ne l’ont pas fait. C’est le médecin après la mort. S’ils veulent mon retour, il y a des conditions, je leurs ai dit ».
Mais si toutefois l’USTG tient à une collaboration avec le SLECG, Aboubacar Soumah a posé des conditions à respecter : « Ma condition, il faut qu’ils proclament qu’ils ne reconnaissent plus l’autre bureau du SLECG qu’ils ont mis en place qui ne représente rien sur le terrain. S’ils se plient à cette exigence, il n’ya pas d’obstacle à- ce que je revienne à la maison (USTG ndlr) je ne pourrai pas revenir m’assoir à la même table avec un autre bureau du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée », précise le meneur de la grève de novembre 2018.
A la question de savoir s’il compte répondre à l’invitation de ce jeudi au Conseil Économique et Social, le syndicaliste ne passe pas de travers « Je leurs ai déjà dit, je ne viendrai pas » déclare t-il avec un ton ferme.














































