Depuis plusieurs semaines maintenant les tribunaux de Conakry et voir même certains de l’intérieur du pays sont restés porte close et pour cause les greffiers revendiquent une amélioration, de leurs conditions de vie et de travail. Cette grève qu’ils ont déclenchée à value la suspension de cinq de leurs qui sont signataires de cet avis de grève par le ministère de la justice.

En dépit de cette mesure dudit ministère ces greffiers n’entendent pas baisser les bras, d’ailleurs ils comptent le faire savoir les jours prochains à travers un sitting dans la commune de Kaloum. Interpellé par cette situation, ce mardi 26 juin le président de l’ordre des avocats de Guinée Maître Mohamed Traoré est sorti de son silence pour calmer les ardeurs en invitant les deux parties à se mettre à la table de négociation afin de trouver une issue favorable a la crise.

Depuis le 8 juin dernier, les tribunaux sont paralysés par la grève des greffiers. Ces derniers réclament la mise en application de leurs statuts signés par le président de la République depuis 2016. Pour le bâtonnier de l’ordre des avocats, le décret mis en cause n’a pas été plus explicite.

« malheureusement le décret s’est contenté de fixer simplement le principe des indemnités qui leur sont accordées sans rentré dans les détails à savoir quelle est la nature des différentes indemnités à leurs payée et quel est le montant des différentes indemnités(…) alors, nous notre position ce n’est pas de dire nous soutenons ou bien nous je ne soutiens pas. Nous constatons une réalité sur le terrain même si on a tendance à minimiser cette réalité,» lance Me Mohamed Traoré.

Ils sont plus de 150 jeunes greffiers qui suivent le mot d’ordre de grève, une réalité que ne cache pas le bâtonnier Me Mohamed Traoré

« Il se trouve que les anciens qui ne suivent pas le mouvement de grève ne peuvent pas faire fonctionner les greffes, ils ne peuvent pas faire tout ce qu’un greffier peut faire par jour… la réception des dossiers, la tenue des registres etc.… Donc, un seul greffier, fut-il le plus expérimenté ou le plus ancien ne peut pas faire face à toutes ses charges » souligne le président de l’ordre des avocats de Guinée et s’en inquiètes de cette situation, c’est pourquoi il appelle les parties à la table de négociation « il y a beaucoup de dossiers qui ne sont pas appelés en audience, il y a beaucoup de dossier qui ne sont pas traités. Donc cela nous inquiète c’est pourquoi nous en appelons à toutes mes parties afin qu’ont, soit autour de la table de négociation pour trouver une solution à cette crise qui commence à prendre de l’ampleur,» s’est-il inquiet.

Ce jeudi, ces greffiers grévistes comptent faire un sit-in dans la commune de Kaloum pour protester contre la suspension de cinq de leurs qui ont signé l’avis de grève il s’agit de Tamba Ouendouno, Arafan Diane, Mamadou Dian Baldé, Kaba 1 Traoré et Jean Bongono.