En session plénière ce lundi 25 juin au QG de L’Union des Forces Démocratiques de Guinée l’opposition république s’est réunie malgré l’absence du chef de file Cellou Dalein Diallo en mission à l’étranger. Les opposants présents se sont contenté de dénoncer le laxisme du pouvoir relatif à l’application du contenu de l’accord politique du 12 Octobre 2016 et avant de menacer à nouveau de nouvelle manifestation les prochains jours, à l’arrivée du chef de file de l’opposition.
À cette plénière on pouvait noter l’absence remarquée du porte-parole Alhousseiny Makanera et la présence entre autres de Dr Ibrahima Sory Diallo, leader du BOC, Abdoulaye Kourouma du RRD, Dr Fodé Oussou Fofana, Kalémodou Yansané, madame Fatou Bangoura, Aboubacar Soumah, transfuge de l’UFC, Thierno Saidou Bayo, Boubacar Bah du PPD.
À l’issue de deux heures d’échanges, c’est Boubacar Bah, président du PPD (Parti pour la Paix et le Développement) qui a fait office de porte-parole de circonstance pour faire le compte-rendu de la réunion à la presse. « Les manifestations ont été suspendues à l’approche du mois de Ramadan et jusque-là, cette situation est maintenue. Mais, après analyse, nous avons constaté que rien n’a évolué, surtout les points concernant les accords du 12 octobre 2016, et principalement sur le contentieux électoral qui était un des points d’achoppement.
Il faut saluer l’inscription de la loi sur la CENI à l’ordre du jour des débats au niveau de l’Assemblée nationale(…)», déclare le porte-parole, avant de s’exprimer concernant le problème du fichier électoral : l‘opposition réfute toute idée d’aller aux élections avec ce fichier, mais également avec cette CENI en place. Elle dit craindre d’un glissement du calendrier électoral avec cette allure.
«Jusque-là, nous pensons que le gouvernement traîne les pieds. Nous espérons que dans les jours à venir, le problème sera le plus vite réglé », souligne Boubacar Bah.
« Il n’est pas question pour l’opposition républicaine d’aller avec cette CENI là pour les nouvelles élections. Il n’est pas question d’y aller avec le même fichier puisqu’’il est corrompu, tout le monde le sait », ajoute l’opposition.
« Donc, nous tirons les conséquences et nous allons partir à l’offensive. Nous avons estimé qu’il est de notre devoir de sensibiliser nos responsables à la base et les citoyens sur la probable reprise des manifestations pour exiger que les vrais résultats soient donné et que ceux qui ont été effectivement élus soient installés en tant que conseillers. »
Pour l’opposition, si le pouvoir traîne les pieds, «nous risquons de glisser sur le calendrier des législatives. Il sera inacceptable pour un député de voter des lois si son mandat est arrivé à échéance. »
En attendant, l’opposition se réserve de toute fixation de la date de la manifestation avant l’arrivée du chef de file a indiqué le porte-parole de circonstance Boubacar Diallo.
Moussa Moise KEITA















































