Ce vendredi, plusieurs conducteurs de motos taxi se sont exprimés sur la décision du ministère des transports mise en exécution par celui de la sécurité sur l’interdiction des motos taxi dans le centre ville de Kaloum.

Parmi eux, nombreux souhaitent une réglementation du secteur et non une interdiction. Car disent-ils cela va mettre en péril leurs activités qui les permettent de subvenir à leurs besoins quotidiennes. En tout cas, l’arrêté du ministère des transports concernant l’usage des motos taxi dans le centre administratif du pays est diversement accueillit chez les citoyens. Pour ce conducteur de taxi moto, l’interdiction serait une très mauvaise décision. Il souhaite par contre la réglementation du secteur « ils devraient(les deux ministères ndlr) réglementer ce secteur, parce que l’interdiction va beaucoup jouer sur nous ; car c’est la seule activité que nous menons pour gagner notre vie.»

Rencontré sur place à Kaloum, ce jeune diplômé sans emploi exerçant ce métier évoque ses inquiétudes face à cette interdiction.

« L’interdiction des motos taxi à Kaloum ne sera pas chose facile pour nous, parce que il ya tellement de jeunes qui n’ont pas d’emploi et leur seul recours pour le moment, est cette activité génératrice de revenu. Et si le gouvernement interdit la seule activité que nous avions eu à faire dans le manque d’emploi, il (État ndlr) doit créer d’autres emplois pour les jeunes ,» s’insurge t –il.

Quand à Naby Camara, inspecteur général de Police, il trouve salutaire cette décision des deux ministères : « Si vous vous retrouvez en ville et que vous voyez ces taxis motos comment ils circulent, vous aller vous étonner. Ils rentrent et circulent n’importe comment sans aucun contrôle. Parfois même, ils n’ont pas la maitrise de l’engin et conséquences, des accidents graves qui engendrent des fois des morts ou des blessés graves. C’est une décision salutaire que la sécurité accueille et prend en considération. Nous devons l’appliquer à la lettre. Il faut dire que ce n’est pas de la méchanceté que le gouvernement prend ces genres de dispositions, mais c’est plutôt pour sauvegarder la vie des personnes,» soutien cet officier de Police.

Cette décision conjointe des deux ministères inquiète également des usagers de la route. nombreux sont ceux qui craignent le problème lié au manque de moyens de déplacement au centre ville après cette interdiction surtout avec les interminables embouteillages qu’enregistrent la capitale guinéenne pendant des heures de pointe.