Exercer la profession de journalisme, c’est être le prisonnier de ladite profession. Les journalistes guinéens sont animés par une ambition folle de servir leur peuple, mais dans les conditions de travail déplorables. Parlant du traitement de « ces guerriers » de ce noble métier, cela est une chose écœurant et voir même révoltant. Car le salaire qu’offrent certains patrons de la presse est insultant. Ce mauvais traitement des journalistes fait que certains sont obligé de demander des enveloppes après un reportage et pour les plus dignes, ils meurent à petit feu dans leur lit de malade sans le soutien de l’Etat. Dans les médias d’Etat, les stagiaires à vie font la souris dans les activités. Dans les médias privés ils y a des groupes de medias qui ne peuvent même pas payer le SMIG à leurs employés.

L’Etat et la justice existent-t-ils dans ce pays où la liberté de la presse est fortement menacée. Des journalistes sont bastonnés par les forces de l’ordre, d’autre interpellé parce qu’ils ont révélé la vérité. Le cas de Chérif Diallo porté disparue depuis deux ans maintenant et Mohamed Koula Diallo tué par balle en plein exercice de son métier ainsi que d’autres cas d’intimidation, de plaintes… Illustrent bien la menace qui pèse sur la liberté de la presse en Guinée.

Est-ce que c’est cela la démocratie à l’Alpha Condé ? Ou bien nous sommes tous simplement dans un pays où règne l’anarchie ? Jusqu’à date, les patrons des médias privés sont restés des marionnettes pour le pouvoir en place. Ces Patrons de presse, même en cas d’accident de travail de leurs employés, ils sont incapables de les prendre en charge. Le cas d’Abdoulaye Bah décédé la semaine dernière suite à un accident et Koria Kourouma en attente d’évacuation pour le même accident en est un triste exemple.
 
Ces actes et ces pratiques, changeront-ils après l’élaboration de la convention collective des associations de presse? Cette question attend une réponse dans les jours, les mois et les années à venir.

Morciré Camara