Une importante quantité d’arme de guerre saisie par le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé a été présenté ce jeudi à la presse. Ces armes en vente à Conakry ont été saisies dans les mains de Salimou Fofana (commerçant), qui reconnaît n’avoir disposé d’aucun papier d’autorisation de vente.

Dans ces explications Salimou Fofana a confié qu’il se procure de ces armes dans le grand marché de Madina comme tout autre commerçant.
« Nous avons des gens qui nous fournissent ça à Madina, nous on ne connaît pas l’importateur. Quand on part à Madina, on demande aux vendeurs qui sont là-bas, s’ils en ont ils nous donnent,» a-t-il indiqué.

Loin, il souligne : « Il y a des anciennes armes qu’ils envoient parfois, on fait le nettoyage et ensuite la peinture avant de les revendre, ce n’est pas quelque chose qui a été importé directement. Moi je ne sors pas de la Guinée, c’est des gens qui envoient ces armes par la fraude, nous travaillons soi-disant en réseaux. Mais si on prend, on essaie de régulariser la situation, toutes les armes qui sont payées dans nos mains, je fais des reçus pour les aider à trouver de documents nécessaires. Et des fois aussi on tombe sur des armes neuves, mais ce n’est pas une quantité qui est là et qu’on peut aller prendre dans un magasin. Nous n’avons aucun document qui nous donne l’autorisation de revendre ces armes… cela fait quelque chose de 5 ans que je revends des armes. »
Sur la question de savoir quels sont ces clients ? Salimou Fofana explique : « Mes clients sont des patrons qui ont besoin de se protéger et des personnes qui partent souvent à la chasse et étrangers aussi. Il y a des armes qui sont revendues à 13 millions 500 mille GNF ; 12 millions 500 mille ; 14 millions 500 mille GNF ; 22 millions GNF… ».
De son côté, le colonel Moussa Thiègboro Camara le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé a réitéré que la Guinée serait toujours en danger avec la vente illicite d’armes.
« Nous sommes dans un État de droit, l’article 848 ; 849 et suivant du Code pénal sont claires là déçus. La commercialisation, la détention de ces armes-là obéie à des règles de procédure. Ça veut dire tout simplement qu’on ne peut pas vendre ces armes, qu’on ne peut pas les détenir et qu’on ne peut pas même chasser sans avoir le permis de chasse, le permis de port d’arme et son autorisation d’importation ».
À en croire Thiègboro Camara, plus de 2000 armes de ce genre ont été vendu dans les quartiers de Conakry et à l’intérieur du pays. « Toutes les armes qui sont ici là, on les a acheté, on a des images pendant l’achat même, c’est ce qu’on appelle achat surveillé… ces armes sont vendus à toutes les nationalités, à tous les désireux qu’ils soient Guinéens ou étrangers. Mais surtout des Guinéens qui pensent que la Guinée va s’écrouler et qu’il faut munir des armes », a-t-il déploré.
Selon lui, la grosse question qui reste poser c’est « comment ces armes et munitions sont-elles rentrées ici ?», sachant que la Guinée ne délivre pas une autorisation d’importation, à plus forte raison l’autorisation de port d’arme, et ce depuis plus de dix ans.
Au cours de cette presentation, le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé a lancé un appel pressant à toutes les personnes ayant acheté ces armes, qu’ils viennent individuellement les rendre à ces services dans les 72 prochaines heures.















































