Le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheur de Guinée) version Soumah, a tenu une assemblée générale au siège de ladite structure syndicale, ce lundi 15 mai. Au cours de cette rencontre, Aboubacar Soumah a fait un compte rendu sur l’évolution des négociations avec le gouvernement sur les 8 millions. Avant de proférer des menaces de grève si toutefois le congrès annoncé par le camp d’Aboubacar Sy Savané se tien sous le label SLECG.

Face à un parterre d’enseignants et de syndicalistes, le principal cerveau de la dernière grève des enseignants a fait savoir que la partie gouvernementale est en train de tirer en longueur dans les négociations sur les 8 millions.

« Ils sont en train de tirer sur la ficèle pour qu’on vienne vers les vacances et que les examens se tiennent dans les conditions normales. Quand les camarades syndicalistes négociateurs ont posé leur inquiétude, je leur aie fait comprendre que ce n’est pas la peine de s’inquiéter. Il y a une date butoir, nous avons dit du 2 au 25 mai et les négociations n’ont pas commencé le 2, on a commencé le 4 et aujourd’hui nous sommes le 15, il ne reste que dix jours. Mais même s’il ne reste que deux jours, si le gouvernement a la volonté, il peut nous accorder les 8 millions,» a développé Aboubacar Soumah.

Loin, il indique que : « Je leur aie fait comprendre dans la salle de négociation aussi que, si à la date du 25 mai, rien n’est fait, nous allons déclencher la grève. Et c’est le mot (Grève) qu’ils ne veulent pas entendre, parce qu’ils ont même dit dans la salle que dans nos déclarations avec la presse de ne pas parler de grève… nous nous sommes engagé dans la voie de la défense des intérêts des enseignants, nous ne sommes pas élus pour défendre un gouvernement et cela conformément à la loi. C’est la loi qui nous a conféré le droit à la grève.»

Le numéro 1 du SLECG n’a pas hésité à répondre aux accusations du président Condé lors du forum de l’étudiant guinéen.

« Nous avons déjà entendu les hautes personnalités de l’État, qu’elles sont prêtes à l’affront. Nous, nous ne sommes pas prêts à l’affront, mais nous sommes prêts à défendre nos droits, nous sommes prêts à arracher les 8 millions que nous réclamons. Nous ne pouvons plus être les éternelles résiliées, chaque fois qu’on réclame ils disent que le budget ne peut pas supporter, alors que c’est faux. Les recettes internes actuelles, la Guinée n’a été riche comme depuis 2010… toutes ces recettes-là permettent aujourd’hui, s’il y a la volonté, de payer l’ensemble des travailleurs de Guinée, pas seulement les enseignants, à plus de 30 millions de francs par travailleurs. Nous savons qu’il y a de l’argent dans le budget, qui peut payer les 8 millions et aucun argument ne peut nous dérouter de notre ligne. En cas nous ne sommes pas prêts à abandonner les 8 millions, quel que soit le prix à payé,» a-t-il renchéri.

S’agissant du congrès annoncé par le camp du camarade Sy Savané, Aboubacar Soumah a fait savoir : « les camarades syndicalistes avec lesquels on devait ensemble tenir le congrès, qui n’ont pas acceptés de venir pour que nous soyons ensemble, aujourd’hui il (le gouvernement) remet de l’argent à ces camarades-là pour tenir leur congrès demain et après-demain. C’est une stratégie pour que dans les jours avenirs, qu’ils puissent dire qu’il y a deux SLECG et que s’il n’y a pas d’entend, ils ne pourront rien nous accordés.»

Selon lui, « le syndicalisme c’est la représentativité, ils n’ont pas représentant à la base, c’est pourquoi nous avons décidé au niveau du bureau exécutif que si toutefois ce congrès se tien sous le label SLECG, nous allons faire une épreuve de démonstration. Si ce sont eux qui sont sur le terrain, les enseignants vont départager, nous allons déclencher automatiquement une grève. Donc si toutefois le congrès se tien le mercredi et jeudi, le lundi qui suit on déclenche la grève. »

Aboubacar Soumah a invité les enseignants à l’unité et plus de vigilance, « résistons aux pressions, dit-il, parce que le combat pour les 8 millions est encore plus ardu que le combat pour les 40% »