14 mai 1947 – 14 mai 2018 cela fait 71 ans depuis la création du Parti Démocratique de Guinée, Révolution Démocratique Africaine PDG RDA. A loccasion de la célébration de cette date anniversaire les responsables du parti du premièr président guinéen Ahmed Sékou Touré ont organisé une cérémonie au siège dudit parti à Donka où ils ont profité pour rendre publique une déclaration dans laquelle ils ont réaffirmé leurs soutien indéfectible à lactuel secrétaire général du parti Mohamed Touré et sa femme en proie avec la justice américaine.
Cest devant les membres du bureau politique national, des militants et sympathisants du parti dAhmed Sékou Toure que cette célébration a eu lieu dans la plus grande sobriété. En justice aux Etats Unis avec sa femme, Mohamed Touré le fils du père de lindépendance guinéenne na pas assistera a cettte rencontre. Dans cette déclaration Oyé Beavogui dit:
« Le 14 Mai 1947 naissait à Conakry, la Section guinéenne du Rassemblement Démocratique Africain, Le 14 Mai 2018, nous célébrons le 71ème anniversaire de notre parti historique, acteur décisif de la construction de la Nation guinéenne, fondateur de l’Etat et de la République de Guinée et Parti d’avant-garde du panafricanisme et de l’unité africaine.

Très chers camarades, à cette occasion, il nous revient, pour commencer, de renouveler notre solidarité fraternelle à notre Secrétaire Général, le Camarade Mohamed Touré et son épouse Mme Denise Cros Toure, confrontés à une épreuve comme la vie en réserve à chacun de nous. La Direction Nationale  du Parti remercie très sincèrement le Peuple de Guinée pour le grand soutien qu’il ne cesse dexprimer envers notre soeur et notre frère et à toute leur famille biologique, politique et idéologique. Nous remercions également tous nos frères et amis des Etats-Unis d’Amérique, et de partout ailleurs dans le monde, pour lexpression sincère et spontanée de sympathie et de solidarité pendant cette période difficile, de tribulations pour notre famille politique. Gardant la foi inébranlable en Dieu, nous restons convaincus que nos camarades et frères sauront surmonter l’épreuve avec le courage et la dignité que nous leur connaissons et que la justice rétablira la vérité qui les lavera de tout opprobre et de toutes les calomnies ».
Les élections communes nont pas été en reste dans cette déclaration ou Oyé Beavogui invite la classe politique guinéenne à respecter les principes et règles démocratiques mais aussi les syndicats à privilégié le dialogue afin de sortir de la crise.
« Nous célébrons le 71ème anniversaire de notre parti dans un contexte national marqué par une profonde crise sociale.
En effet, les acteurs sociaux, en particulier les syndicats et les employeurs, à commencer par le gouvernement, sont engagés dans une crise liée à des revendications légitimes des travailleurs. Des solutions idoines doivent être rapidement mises en uvre, susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie et de travail des travailleurs et de tout le Peuple de Guinée, sans remettre en question les nécessaires équilibres macro-économiques et les avancées en matière de croissance. A défaut, l’instabilité sociale et les crispations des uns et des autres pourraient conduire à une situation préjudiciable à la paix sociale, aggravant les difficultés de la vie au quotidien de tout le Peuple, en particulier les plus pauvres et les femmes vivant dans la précarité, gelant ou bloquant les investissements des opérateurs nationaux et étrangers dont nous avons tant besoin pour la relance économique et l’emploi de nos jeunes()
Une grande majorité de la classe politique a du mal à trouver la solution aux problèmes posés par des élections communales contestées et contestables. Le recours à la rue dans cette situation de conflit social aggrave on le sait tous les risques de débordements, de violence, de destruction de biens et, hélas, de morts d’hommes innocents. La crise politique est d’abord la preuve, si besoin en était, de l’incapacité des acteurs politiques majeurs à accepter les principes et les règles du jeu Démocratique encadrés par les institutions républicaines dont nous nous sommes pourtant dotés. A chaque compétition électorale, de la plus basique, par exemple au sein des organisations économiques, sociales et culturelles, aux élections du plus haut niveau comme les présidentielles, les législatives et maintenant les communales, cette classe politique entre dans un cercle vicieux et vicié de contestations des résultats suivies de propositions qui violent les lois et les institutions de la République et, à travers elles, la volonté librement exprimée du Peuple de Guinée. En ce qui concerne les négociations de soi-disant « sortie de crise » des dernières élections communales, l’exclusion du dialogue de représentants d’organisations indépendantes qui ont su s’affirmer sur le champ politique et conquérir une partie significative et représentative du suffrage populaire en est un exemple des plus patents. Des partis politiques ont ainsi pris en otage le suffrage populaire, ils ont pris en otage la démocratie, ils ont par conséquent pris le Peuple de Guinée en otage. Ce n’est pas cela, la démocratie. » Conseil le secrétaire général par intérim du PDG RDA