Les acteurs de la société civile venus de la sous région et des partenaires de l’Union Européenne et du MADE se sont penchés sur les pratiques illégales de recrutement de migrants et travailleurs de Guinée pouvant conduire à des cas de traite et trafic de migrants.

Ils veulent à travers des actions stopper les tracasseries et traitements inhumains subis par les migrants dans les pays du Moyen-Orient et du Maghreb sous l’effet des recrutements illégaux au niveau national et international. Selon Dr Alpha Abdoulaye Diallo, vice président du CNOSCG, une législation appropriée de l’État en vue du renforcement de la stratégie de prise en compte des droits citoyens est importante.

« Nos compatriotes se retrouvent bloqués dans les pays du Moyen-Orient et dépourvus de tous moyens de lutte et victimes des passeurs, des contrebandiers. Ces derniers les font subir toutes sortes de trafic mais aussi des traites des personnes comme dans nombreux pays du Moyen-Orient. Donc il est extrêmement important qu’il y ait des réponses appropriées de l’État en terme de législation mais aussi de renforcement de la stratégie de prise en compte des droits de nos citoyens à l’extérieur où ils sont victimes de ces traites et de ces pratiques. Ensuite, il est nécessaire aujourd’hui de construire un véritable dialogue entre les acteurs de la société civile et tous les pouvoirs publics et tous les partenaires sur la lutte contre le trafic et la traite des personnes pouvant conduire nos compatriotes à être bloqués, à être maltraités dans les pays du Maghreb et dans les pays du Moyen-Orient,» explique t’il.

Pour Dr Alpha, la seule manière de lutter contre ces passeurs est de durcir la loi «c’est de prévoir ces cas au niveau de notre code pénal et de renforcer les peines, renforcer la législation en la matière, et aussi renforcer les moyens de lutte, renforcer les actions de répression contre ces personnes. Ça pourra dissuader les autres qui tirent des bénéfices incommensurables, c’est à dire considérables sur cette pratique de traite et de trafic illicites de personnes. Bien entendu il est important aujourd’hui que les questions de traite et de trafic illicite soient enseignées dans les écoles maternelles, les écoles primaires, les secondaires mais aussi les universités pour que nos enfants sachent qu’il y a des limites dans l’aventure, des risques de traite et de trafic des personnes pour qu’ils fassent attention, qu’ils ne portent pas confiance en n’importe qui dans le cadre de la recherche de la voie à la migration,» estime le vice président du CNOSCG.

La finalité de cette rencontre est de construire un plaidoyer concerté entre les acteurs de la société civile et les pouvoirs publics et tous les partenaires pour renforcer le dispositif légal de la Guinée en matière de lutte contre le trafic et la traite des personnes.