Les choses semblent bougées à la 23eme session du comité de suivi du dialogue politique du 12 Octobre 2016. Ce Lundi 7 mai au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisations, les parties sont retrouvées pour négocier sur contentieux électoral. Et dès ce Mercredi 9 mai, ils se réuniront pour débattre sur la méthodologie de travail. Après deux heures de travaux, les discussions ont portées sur les différends électoraux, l’audit du fichier électoral et la loi sur la CENI.

L’honorable Amadou Damaro Camara chef de délégation de la mouvance présidentielle est revenu sur les discussions « On a déjà constitué une commission tripartite entre les trois groupes parlementaires. Nous avions déjà produit et échangé des versions de ce qui pourrait être la loi sur la CENI notamment l’amendement de la loi 016. Ensuite, pour ce qui concerne l’audite du fichier, la même commission doit d’abord recevoir la CENI pour voir techniquement qu’est- ce qui doit être fait au niveau de la révision et au niveau de l’audite du fichier,» déclare t-il.

Selon l’honorable Cellou Baldé, représentant de l’opposition, un compromis semble être trouvé par les protagonistes sur le contentieux électoral « En dehors des arrêts des tribunaux et les résultats déjà proclamés par la CENI, il reste la solution négociée. Les experts ont fait la proposition de dire qu’ils pensent que pour les communes pour lesquelles aucun parti ne peut a lui seul composé les exécutif communaux , aucune solution négociée ne pourrait être trouvée .Il faut en tout cas se référer aux vrais résultats qui ont été affichés dans les bureaux de vote parce que les citoyens les ont vu et les candidats ont pris le temps peut être de les photographiés pour qu’on puissent aller sur cette base. Ce n’est que le principe qui est annoncé,» révèle le camp de l’opposition.

Les parties sont toutes unanimes désormais de négocier les contentieux électoraux dans les 12 communes dont 6 rurales.sur ce point, le camp de Sidya Touré, parle d’une avancée positive « Je dois vous dire que probablement la semaine prochaine, il y’aura une dernière séance de travail en la matière. Et on espère aboutir à une solution pour tout le monde .Mais la solution que le comité de suivi propose et qui, sans doute pourrait apporter le consensus chez tous les membres du comité de suivi. Nous avons le sentiment qu’il ya une évolution et que les lignes ont réellement bougées,» lance honorable Deen Touré.

A souligner que les négociations seront exclusivement basées sur les résultats proclamés par la CENI et confirmés par la justice. Pour le président du cadre de dialogue, les impactes du prolongement du dialogue commencent à se faire sentir à tous les niveaux. Bouréma Condé demande à toutes les parties de privilégier l’intérêt de la nation pour le développement des collectivités qui sont actuellement dans la nécessité. « Les impacts du prolongement indéfinis de ce dialogue sont perceptible déjà au niveau des collectivités. En temps que ministre de l’administration du territoire, je dois vous dire que beaucoup de nos collectivités souffrent aujourd’hui du faite que les conseils ne sont pas installés. Et la raison est très simple(…) tout ceux qui interviennent en Guinée pour assister aux communautés, il faudrait bien que l’émanation des élus soit bien la volonté exprimée par la population elle-même. (…). Cela fait 5 mois que tout est paralysé au niveau des collectivités, aujourd’hui par exemple, J’ai reçu la plainte des communautés de Wendenbour dans la préfecture de Gaoual .Mais celle de Koumbia est censée verser ce que l’on appelle la taxe superficielle à la communauté pour son développement. Mais temps que le conseil n’est pas en place, ces sommes là ne peuvent pas être reçues par la communauté pour son développement. Autant dire que nous sommes dans l’obligation morale, politique et sociale,» évoque le Ministre Bouréma Condé.