Le ministre de l’administration du territoire et de la Décentralisation a donné des éclaircissements sur les violents affrontements survenus à Kourémali, la frontière entre les deux pays (Guinée-Mali).

Interpellé par des journalistes ce matin en marge d’une réunion du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre entre acteurs guinéens, Bouréma Condé a souligné que l’attitude des maliens qui voulaient franchir la frontière guinéenne est anormale. « Il ne faut rien minimiser lorsque déjà un guinéen ou deux sont blessés. Qu’est-ce qui s’est passé à Kourémalé ? Hier aux environs de neuf heures, c’est un jeune couple Malien qui s’est fait accompagné par près de 300 personnes. Dans l’ivresse du cortège de mariage, non seulement le Mali ne suffit plus ils viennent se promener aussi en territoire guinéen. Mais la barrière est là, on ne franchit pas comme ça une barrière, même si vos pieds peuvent se frotter. Donc, ils ont exigés que les gendarmes guinéens lèvent la barrière et que eux ils puissent y rentrés pour aller faire le tour dans Kourémalé guinée, c’est n’est pas normal, » a-t-il dit.

Dans la même lancée, il poursuit en ces termes : « Quand vous franchissez une frontière, et cela c’est partout dans le monde, il y a des règles qu’il faut observer. Nous avons eu la sagesse d’instruire à nos forces de sécurité sur place de ne pas donner un seul coup de feu, » affirme-t-il.

Le ministre ajoute avoir pris langue avec les autorités maliennes, afin que cela ne se répète plus. « J’ai appelé aussitôt le ministre des Affaires Étrangères du Mali. Nous lui avons dit ce qui s’est passé. La réponse de monsieur le ministre m’a consolé. Il m’a dit que c’est une bavure de ses compatriotes et qu’ils ont pris des dispositions pour que cela ne se répète plus,» relate-t-il.

Pour les cas de morts annoncés, le ministre du territoire et de la décentralisation a balayé cette information d’un revers de main. Il parle plutôt d’une cinquantaine de blessés.