Dix jours après l’incendie qui a ravagé une partie du plus grand marché du pays, certains victimes se remettent peu à peu et d’autres attendent encore l’aide des autorités en vue d’une reprise de leurs activités commerciales.
A quelques mètres de l’endroit où s’est tenu le drame, on entend les tamponnements de marteaux sur les tôles. Sur place, des maçons sont sur pied pour réparer des boutiques et magasins calcinés par le feu .Cette opération s’effectue grâce au soutient de quelques bonnes volontés.
« Les gens sont entrain de réparer leurs places, réparer les installations pour faire face maintenant aux fournisseurs pour voir dans quel mécanisme on va aboutir à une éventuelle reprise des activités avec nos fournisseurs » Déclare Mamadou Lamine Diallo

Or mis cette aide, ces réparations sont entamées avec des moyens rudimentaires comme l’indique ce commerçant qui a requis l’anonymat :
« On a fait des collectes pour venir au secours de certaines victimes, on ne peut pas tout rembourser. Il ya des gens qui ont perdus 90 milles dollar, d’autres 400 millions de franc guinéens. C’est des pertes énormes on ne peut pas faire face à toutes ces dettes »
A la question de l’ouverture des enquêtes par le gouvernement sur ce drame, le président du réseau des commerçants affirme « Ça se poursuit, c’est un processus long avec des techniciens professionnels qui ont l’expertise en la matière(…) mais jusqu’à présent il n’ya rien comme résultat d’enquête » réagit-il
Mais pour l’instant, la plupart des commerçants victimes se montre très pessimiste quant à l’issue de l’enquête déjà déclenchée sur l’affaire : C’est le cas de Ahmed Tidiane Diallo « Par rapport aux enquêtes en Guinée, on sait qu’il n’ya jamais d’issue. S’il y avait un aboutissement cela pouvait soulager pour connaitre l’origine réelle de l’incendie. Et jusqu’à présent, l’État ne nous ai pas venu en aide, on se débrouille nous même pour pouvoir nous en sortir ». regrette –il.
Pour rappel, c’est dans la nuit du samedi au dimanche 18 mars dernier qu’une partie du grand marché de Madina a pris feu. Selon la police, un court-circuit serait à l’ origine du sinistre. Une information que rejette la quasi-totalité des commerçants victimes.














































