Après l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat le samedi 25 avril, de violents heurts ont éclaté dimanche et lundi à Bujumbura, capitale du Burundi, faisant au moins deux morts.  Les médias burundais ont été particulièrement visés au cours de ces 48 heures : émissions suspendues, Maison de la Presse fermée, radios empêchées d’émettre et journalistes harcelés… Le gouvernement verrouille l’information pour éviter la contestation. Les responsables des principaux médias et des organisations professionnelles des médias sont unanimes : les libertés d’informer et de s’exprimer sont gravement mises à mal au Burundi depuis le samedi 25 avril 2015, date du Congrès extraordinaire du parti au pouvoir CNDD-FDD.

Au nom des médias burundais  et de la liberté d’expression, Reporters Sans Frontières, la Fédération Internationale des Journalistes, le Comité pour la Protection des Journalistes, l’Institut Panos Europe, l’Institut Panos Grands Lacs,  le groupe éditorial VITA et Radio Netherlands Worlwide appellent la communauté internationale à réagir rapidement et avec sévérité à ces atteintes liberticides à l’information.

 

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