Quelques jours après l’altercation entre des agents des forces de l’ordre et le cortège du chef de file de l’opposition à Hamdallaye – Gnari Wada dans la commune de Ratoma, des blessés et des dégâts matériels ont été enregistrés. La voiture de commandement du leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a été sérieusement endommagée et lui-même gazé selon ses explications.

Pendant que Cellou Dalein Diallo accuse la police de vouloir l’assassiner sous les ordres du Président Alpha Condé, les responsables de la police dans une sortie médiatique lundi 18 février, ont balayés d’un revers de la main toutes ces accusations.

Pour l’administrateur du Balai Citoyen interrogé par notre rédaction ce Mardi 19 février, les preuves qui circulent sur les réseaux sociaux et ceux diffusées par les medias sont accablantes contre les forces de l’ordre dans cette situation.
« La Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité a agit avec brutalité», a déclaré Sékou Koundouno, avant de poursuivre :
« Le droit de manifester, le droit de cortège et le droit de circulation sont consacrés par l’article 10 de la Constitution guinéenne. On ne peut pas disperser la foule, on ne peut pas aller jusqu’à entraver la liberté physique d’une personne et percuter sa voiture et que nous, au niveau des forces sociales nous restons indifférent. Nous estimons que cet article (article 10 ndlr) a été violé, nous souhaitons que le procureur du TPI de Dixinn ayant ouvert une enquête, que cette enquête aboutisse, qu’elle ne ressemble pas aux autres et qu’on sache dans quelle circonstance cette voiture a été percuter. Mais il me semblerait irrationnel, il me semblerait sanguinaire et satanique d’imaginer ou de penser que le chef de file de l’opposition pourrait lui-même percuter sa voiture ou pourrai endommager sa voiture pour juste lancer de l’anathème aux différentes unités d’intervention. A ce que je sache, les minutes qui ont suivies cette brutalité, les images ont été publiés par les medias indépendants et je pense que c’est medias ne peuvent pas jouer au parti pris », soutien cet acteur de la société civile et membre des force sociales.
« Nous interpellons ces unités d’intervention à ne pas jouer au caractère partisan, les pouvoirs passent mais l’État et la nation demeurent. Donc, nous demandons à tout agent, à tout fonctionnaire de la police et de la gendarmerie de faire très attention parce que l’acte que vous poseraient aujourd’hui, pourra vous rattrapez demain. Il faudrait que ces pratiques s’arrêtent pour ne plus qu’on retombe dans les pratiques remontant du précambriens ou du quaternaire », martèle Sékou Koundouno
A rappeler qu’après cet acte, Cellou Dalein Diallo a indiqué qu’il ne se sentait pas en sécurité dans le pays, mais que cela ne l’empêchera pas à mener le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.

Moussa Moïse KEITA