Ce lundi à Conakry, le bilan de la ville morte décrétée par l’opposition dite républicaine fait état d’un mort et quatre blessés graves.

Les victimes ont tout d’abord été transportés d’urgence au centre de santé HADJA Raïlou situé au quartier Dar-es-Salam 1, avant d’être transportées à l’hôpital Donka La fondatrice de ce centre témoigne : « nous avons été envahi cette soirée. Premièrement, deux blessés par balles qui sont venus ensemble. L’une avait des balles qui ont perforées ses jambes et l’autre les balles sont restées dans ses jambes. Un troisième jeune qui, lui a été battu à mort, il a eu le nez et ses deux mâchoires fracturés, La tête ensanglantée et des multiples autres blessures sur son corps. »

Après les premiers soins, ces jeunes ont été transportés à l’hôpital Donka indique cette infirmière « Nous avons appelé les ambulances de la Croix rouge mais en vain. Vu la situation, nous avons finalement déplacédes véhicules pour les envoyer à DONKA, » ajoute t-elle.

Quelques minutes après cette première vague de blessés HADJA Raïlou et son équipe ont reçu deux autres personnes blessés par Balles dont le jeune qui a succombé à ses blessures dit-elle : « juste après le départ de ces trois jeunes nous avons reçu encore deux autres blessés par balles un au niveau des jambes et l’autre au niveau de la poitrine. Celui qui a reçu la balle au niveau de la poitrine gauche n’a pas pu rester. On n’a voulu le sauver mais malheureusement on a rien pu faire pour lui. »

Selon des témoins, les gendarmes qui faisaient la patrouille sur cet axe seraient responsables de la mort de BOUBACAR SIDY DIALLO et des quatre autres blessés par balles.