Le ministre de la santé a rencontré ce jeudi, là Fédération de ces associations des cliniques et para clinique de Guinée. L’objectif est de présenter une feuille de route concernant les États généraux du système sanitaire privé du pays.

Le président de cette structure a évoqué plusieurs points, comme l’homologation des tarifs de soins, la mauvaise pratique de la profession par certaines cliniques étrangères.

« Nous avons dit qu’il faut réglementer le secteur, pour régler le secteur il faut connaitre et respecter une pyramide que nous avions mise dans la feuille de route. Une pyramide innovée, du jamais vu, un peu contraire à la pyramide publique. Au sein de notre corporation, vous avez toutes les professions confondues à commencer par les médecins jusqu’aux ats. Ensuite nous avions dit qu’il faut qu’il y ait une innovation des documents à fournir pour l’obtention de l’agrément. C’est une façon d’alléger la tache aux cliniciens privés (…)», a expliqué Dr Gori Béavogui.

Et de poursuivre : « nous avons aussi dénoncé dans cette feuille de route qu’il y a des cliniques étrangères qui exercent mal leurs métiers dans notre pays. On aurait souhaité que ces cliniques étrangères s’alignent derrière les médecins guinéens pour trois raisons, la première raison la fuite des compétences, la deuxième la fuite des capitaux, et l’homologation des tarifs que nous avions mentionnée dans la feuille de route ».

Remy Lamah, ministre de la santé a dénoncé la mauvaise pratique des personnels de santé dans certaines structures sanitaires. Une situation que le ministre envisage de mettre fin.

« Vous avez évoqué l’homologation des tarifs qui sont aux privés et aux publics, j’en parlais juste il y a quelques jours au niveau du public et un réel problème aujourd’hui. Vous allez à Ignace Deen, les tarifs de là-bas sont différents de celui de Donka, Coyah et ainsi de suite.

Hors ces médecins sont des cadres de l’état, payé par l’État, ils travaillent dans les structures de l’État, ils utilisent les instruments de l’État et ils fixent les prix qu’ils veulent, c’est inadmissible. J’ai i le cabinet par rapport à cette situation, il fallut que nous régularisions (…). Il faut que nous diminuions la charge du poids de la maladie sur le patient, il vient d’abord avec une charge morale, il traine derrière lui une pathologie qu’il cherche à traiter. Et vient vers les gens auxquelles il pense trouver la solution, malheureusement a alourdi sa charge. C’est extrêmement grave, je ne parle pas des tarifs liés aux examens complémentaires(…) », a-t-il fait savoir.