Ce lundi 15 novembre 2021, les grévistes de l’entreprise KKT Royal sont allés soumettre leur revendication au maire de la circonscription de Matoto Mamadouba Tos Camara. Ils ont scandé le slogan « l’ouvrier n’est pas un outil; ensemble pour une condition salariale améliorée ».

Au cours de leurs revendications, les employés ont dénoncé la marginalisation des responsables de ladite société de fabrication de bonbon et de savon.

Mamadouba Bangoura s’est exprimé au nom du collectif qu’il y a trois jours de cela que leur lettre de revendication a été déposée auprès des responsables de ladite entreprise.

Il ( Mamadouba Bangoura Ndlr) s’est exprimé en ces termes: « amélioration des conditions salariales, pour un départ, nous avions dit depuis les embauchés à 90 mille francs par jour et les journaliers permanents, c’est-à-dire les travailleurs temporaires à hauteur de 60 mille francs par jour. Chose qui n’a pas été accepté. Quand les syndicats ont été au bureau pour valider cette proposition, les responsables ont dit qu’ils ne sont pas pour. Ils se sont dirigés au niveau de l’inspection du travail. On leur a défini ce qu’il faut augmenter par les travailleurs. Ils sont tombé d’accord sur 15%, que nous évalué et nous sommes tombé d’accord. Le problème qui se pose, nous travaillons de 9h jusqu’à 20h. Et certains de 9h jusqu’à 21h. Chose que le code du travail guinéen n’a pas demandé. Nous savons tous que le code du travail, à l’instar de l’international dit qu’il faut 8h de travail. Les autres heures que nous travaillons, méritent d’être rémunérées comme des heures supplémentaires. Soit à la fin de chaque deux semaines ou à la fin du mois. Chose qui n’a pas été fait depuis 3 jours.»

Et de poursuivre ces propos « nous avons aussi demandé l’engagement au niveau de l’entreprise à titre d’embauchés de tous ceux qui ont rendu service à l’entreprise pendant deux ans. Parce que le code du travail oblige dans le secteur privé que si l’employé n’est pas apte pour faire ton travail, de le libérer 6 mois après. Mais si tu le garde, cela veut dire qu’il est apte à faire ton travail. Nous avons aussi demandé l’assistance maladie. Parce que personne ne peut rester chez lui et tomber malade. Ce sont les produits chimiques que nous utilisons qui font que les gens tombent malade.»

Le porte parole des employés grévistes renchérit en affirmant ceci, « les pakistanais devraient être traité de la même façon que les noirs. Mais il y a de ces renvoies que les pakistanais proposent. »

Après la prise de parole des employés, le maire de la commune de Matoto, a assuré les démarches effectuées par les employés.

« Nous sommes là pour vous. Rien que pour l’ensemble des citoyens et citoyennes de la commune de Matoto. Vos soucis sont nos préoccupations. Je pense que vous avez une section syndicale. Elle va se joindre à la mairie. Nous allons prendre toutes les dispositions utiles pour que vos revendications soient sur la table. Avec vos responsables, pour qu’on puisse les discuter point par point. A la minute, nous saisissons ce problème. Je vais remonter les informations à ma hiérarchie. Mais qu’à cela ne tienne, en tant que première autorité, il est de mon devoir de me mettre entièrement à votre disposition pour aller résoudre le problème d’abord, les écouter. On va essayer de confronter les deux esprits, et trouver une solution utile à tout le monde », a-t-il fait savoir.

Avant de les inviter à prendre leur mal en patience, « Je vous demande toujours la retenue. On ne peut pas du tout résoudre un problème quand on ne s’écoute pas, quand on ne se porte pas confiance