Ce 28 septembre 2009 – 28 septembre 2021, cela fait 12 ans jour pour jour que des citoyens ont été violenté au stade du 28 septembre.

Regroupées en association, elles ont tenu une conférence de presse ce mardi à cet effet. L’Association des Victimes Parents et Amis du 28 septembre 2009 réclame un procès.

Dans une déclaration rendue publique, l’AVIPA a sollicité aux nouvelles autorités de faire en sorte qu’un procès puisse être tenu.

« Le procès des massacres du 28 septembre 2009 est une occasion en or qui nous aient offert afin de finir avec l’impunité ainsi que la consolidation d’un état droit. Nous invitons le CNRD à tout mettre en œuvre pour que ce procès soit une réalité et que les victimes soient rétablies dans leurs droits, et que cette commémoration soit la dernière », affirme Asmaou Diallo AVIPA.

Le représentant de la délégation de l’Union Européenne, Olga Azaole a dans ces propos estimés que la tenue d’un procès serait un atout dans la promotion de la paix en Guinée.

«À l’occasion du 12e anniversaire des massacres du stade du 28 septembre 2009, l’ambassade des États-Unis, de la France ainsi que la délégation de l’Union Européenne continue de soutenir les appels pour que les responsables des atrocités commises rendent compte de leurs actes. Nous adressons nos sincères condoléances aux familles des victimes des massacres qui méritent que justice soit faite. En faisant en sorte que justice soit rendue, la Guinée contribuera à promouvoir la paix et à faire respecter l’état de droit »,a-t-elle indiquée.

Le responsable des questions juridiques à l’OGDH, s’est quant à lui exprimer sur la procédure judiciaire enclenchée en 2010. Il a tout aussi déploré le manque de volonté du régime déchu.

« La procédure judiciaire a été entamée depuis 2010, au cours de la procédure 450 victimes ont été accompagnés par le collectif des avocats que je coordonne, il y a eu au départ 13 inculpations de hauts responsables militaires de la junte à l’époque y compris Moussa Dadis Camara qui était le chef de la junte donc aujourd’hui après l’ordonnance se renvoie de la procédure 11 personnes sont aujourd’hui présumés auteurs des crimes perpétrés au stade de Conakry et sont en attente de jugement depuis 2017. Normalement le procès aurait pu être organisé mais malheureusement le régime défunt a été dans l’incapacité de le tenir à cela s’ajoute le manque de volonté politique qui a animé ce gouvernement », a fait savoir Maître Alpha Amadou Bah.

L’Association des victimes Parentes et Amis du 28 septembre 2009 (L’AVIPA), a dans cette déclaration affirmée qu’elle compte octroyer un délai raisonnable aux nouvelles autorités pour la tenue un procès. À défaut, elle compte saisir les juridictions supranationales.

Hady MINTHE