Indignées par les révélations sur les conditions de la mort de la star argentine du football, des dizaines de milliers de personnes devraient se rassembler à Buenos Aires ce mercredi 10 mars sous le slogan « Justice pour Maradona ».

Un homme abandonné à lui-même, livré à ses addictions, perdu dans une chambre obscure et sans vrai suivi médical. C’est ainsi qu’apparaît la réalité des derniers jours de Diego Maradona, selon des témoignages de membres de l’entourage de l’ancien footballeur argentin, décédé le 25 novembre 2020..

Dans ces témoignages involontaires, issus d’échanges d’audios WhatsApp, aujourd’hui aux mains de la justice, entre proches de Maradona, on entend parler son avocat et fondé de pouvoir, son dernier médecin personnel, une psychiatre, des gardes du corps et d’autres personnes qui ont accompagné l’ex-numéro 10 dans la villa où il avait été transféré après son opération au cerveau début novembre.

Tuer la poule aux œufs d’or

La santé de Diego Maradona était le moindre des soucis de ces personnages, uniquement préoccupés de maintenir les revenus qu’ils tiraient de lui. Au point de le négliger et, finalement, de tuer la poule aux œufs d’or. Entretemps, ils n’avaient pas manqué de l’éloigner de sa famille et de ses vrais amis.

Pour beaucoup d’Argentins, Maradona est mort parce qu’il a été abandonné par son entourage. Assassiné, disent certains. En tout cas, ils seront nombreux à manifester à l’Obélisque, sur la Plaza de la República, ce mercredi 10 mars. Ses filles seront d’ailleurs présentes en première ligne.

RFI