Cette rencontre ne légitime pas Soumah d’après l’union syndicale des travailleurs de Guinée. La centrale à laquelle est alliée le Syndicat Libres des Enseignants Chercheurs de Guinée estime que l’entrevue entre le SLECG version Aboubacar Soumah et le président de la république est l’aboutissement d’une médiation faite par le médiateur de la république Mohamed Said Fofana , la coordination de la basse guinée et certains sages de la haute guinée qui ont demandé aux secrétaires généraux du mouvement syndical d’accepter que le camarade Aboubacar Soumah fasse cette rencontre.

A en croire les propos de la secrétaire chargée des conflits et négociations de l’USTG Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah a rencontré le président Condé en temps que simple citoyen guinéen et non un syndicaliste parce qu’il ne parle au nom d’aucune centrale : « Nous nous pensons qu’Aboubacar Soumah est un citoyen guinéen, donc le président de la république étant le père de la nation, est libre de rencontrer n’importe quel citoyen. Il peut rencontrer Aboubacar Soumah en temps que syndicaliste, mais il ne peut pas le rencontré en temps que secrétaire général du SLECG parce que jusqu’à preuve du contraire le congrès du SLECG n’a pas eu lieu.»

Elle précise par contre : « Aboubacar Soumah est membre du bureau exécutif .Il est le deuxième secrétaire général adjoint, donc jusqu’au prochain congrès qui se tiendra dans un bref délai, nous le considérons en temps que tel. Même si aujourd’hui il se réclame secrétaire général du SLECG il connait les textes juridiques, il connait le règlement intérieur et sur ceux il ne peut pas faire une usurpation.»

Kadiatou Bah affirme que sans ce congrès, le camp de Soumah ne fait que du bluff « Aboubacar Soumah n’a qu’a mettre de l’eau dans son vin ; il n’a qu’a revenir dans la famille syndicale qu’on prépare le congrès ensemble, celui qui va remporter, dirigera le SLECG. »