L’Observatoire Guinéen d’Autorégulation des Médias (OGAM), soucieux du contexte dans lequel doit se dérouler l’élection présidentielle du 11 Octobre 2015, interpelle les médias et les partis politiques sur leur responsabilité sociale. Car c’est le moment ou jamais.
Compte tenu de la particularité de la période, il n’est point besoin de rappeler qu’une élection est un moment de tension, fertile terreau de violences ou de
conflits. Étant donné que notre mission au cours de cette période sensible, est d’informer le public des activités des partis politiques en compétition ; il est donc prépondérant, que cette mission soit accomplie dans le strict respect de la déontologie et de l’éthique de la profession.
Conscient des conditions d’existence des médias et celles des journalistes, l’observatoire guinéen d’autorégulation des médias les invite néanmoins à faire preuve de dignité et de responsabilité dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Puisse que les partis politiques en lice ont un objectif commun, celui de faire en sorte que leur message passe vaille que vaille auprès des électeurs. Or ce qui distingue le bon journaliste du meilleur journaliste c’est que le meilleur journaliste sait se retenir d’informer lorsqu’il estime que l’information dont -il dispose est porteuse de germes de trouble.
Tirant les leçons de notre récent passé, l’OGAM rappelle que le pouvoir des médias, qui est souvent qualifié de quatrième pouvoir ne doit pas être transformé en pouvoir absolu. Il convie tous les médias à faire preuve de professionnalisme dans la pratique des genres journalistiques (interview, éditorial, commentaire, revue, chronique,…..)
L’observatoire rappelle aussi qu’un médias, qu’un journaliste n’a pas de parti politique, n’a pas de région ni d’ethnie. En conséquence, il leur demande de donner des informations exactes, honnêtes et indépendantes au public.
Par ailleurs, l’OGAM sollicite auprès des partis politiques la prise en charge sécuritaire des journalistes et leurs équipements, dans l’exercice de leur mission.
Enfin, l’OGAM conseille aux journalistes de se mettre en retrait de tout mouvement à caractère violent pour leur propre sécurité.
OGAM
source HAC

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