C’est le Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana qui a adressé une lettre d’interdiction de célébration des cérémonies de mariage au secrétariat général des affaires religieuses. Le responsable du palais de la Colombe a dans ce courrier mis en garde les officiers de l’État-civil et les responsables religieux sur cette pratique en cette période de crise sanitaire critique dans le pays.

A la mairie de la Kaloum, la décision du Premier ministre est déjà entrée en vigueur. Santi Keita, officier de l’état-civil trouve normale cette décision qui vise à lutter contre la COVID-19.

« L’initiative est venue du président de la République qui a instruit au Premier ministre d’interdire la célébration des mariages dans les mairies et dans les mosquées vu l’évolution de la maladie sur le terrain. Personnellement à Kaloum, quand on a reçu l’acte le vendredi, nous avions 8 mariages programmés le vendredi, ces mariages-là ont été purement et simplement rejetés, les dossiers aussi qui étaient programmés pour le samedi et le Dimanche ces dossiers ont aussi été rejetés », a-t-il affirmé.

Poursuivant, il (Santi Keita Ndlr) a également affirmé les actes de mariage délivrés par la mairie après cette décision ne sera pas prise en compte par la mairie.

« Pour la décision, il n’a pas été indiqué qu’il faut limiter le nombre, ils ont complètement demandé d’interdire à partir du moment où nous avons cette information on ne peut pas faire autrement ce qu’on peut dire aux futurs mariés c’est de patienter. Tout acte de mariage délivré après cette décision ne sera pas dans les bases de données de la mairie », a-t-il fait savoir.

L’interdiction de célébrer des mariages par l’autorité est loin d’être cerné par certains citoyens qui continuent sur cette pratique, malgré les risques de contaminations.