Ce jeudi 1er mars 2018 la commission électorale nationale Indépendante compte rencontrée les différents bords politiques pour une éventuelle réexamination du contentieux électoral.

Est-ce que cette démarche est elle prévue par la loi ? Le juriste Mamady 3 Camara a apporté des explications sur cette démarche que l’institution en charge d’organiser les élections en république de Guinée veut entreprendre. Tout d’abord ; le juriste précise que le code électoral révisé ne prévoit nullement cette démarche : « Il faut le dire sans complaisance que le code électoral révisé en ses articles 113 et 114 ne prévoit nullement un réexamen des résultats définitifs proclamés par la CENI.»

Poursuivant, il souligne : « Maintenant, réexaminer ces résultats définitifs ne sont pas prévus. Mais nous sommes dans une situation ou les faits peuvent démontrer des aspects qui malheureusement ne sont pas pris en charge par la loi .Et c’est effectivement face à cette situation que nous nous trouvons.»

A cet effet, il revient sur les procédures à suivre concernant les contentieux électoraux : « les municipales sont organisées à la base. Donc, les contentieux qui naissent sont portés devant les tribunaux de premières instances et qui rendent les jugements en premier et dernier ressort. Ça veut dire que ce sont des jugements insusceptibles de recours. C’est après ces jugements rendus par ces tribunaux que le président de la CENI est saisi des décisions qui en découlent .Et elle à son tour, proclame les résultats définitifs. En principe, c’est à ce niveau que le processus est sensé prendre fin.»

Pour Mamady 3, après la proclamation des résultats finals par la CENI aucun recours n’est possible. Il explique : « Maintenant, si l’opposition dit avoir des preuves tangibles, il faut qu’elle exige un autre recours qui n’est plus celle judiciaire ou juridictionnel.»