Ce mardi 13 février l’humanité célèbre la journée mondiale de la radio sous le thème ‘’ La Radio et le Sport’’. En Guinée, depuis la libération des ondes en 2005 plusieurs entreprises de presse existent dans le pays. Les radios emploient de nombreux jeunes mais les difficultés persiste affirme  l’ancien ministre de la communication et fondateur de la radio Horizon FM de Conakry et de Kankan. Ces difficultés font que certains médias ont du mal a s’acquitter de leur redevance annuelle à l’Etat, mais aussi et surtout le non payement des employés de radios dont le salaire n’atteint même pas le SMIG, salaire minimal. C’est pourquoi d’ailleurs au mois de décembre dernier, quand l’ARPT, l’autorité de régulation des médias à réclamer les redevances, beaucoup de radios et télévisions ont fermé.  

Pour Boubacar Yacine Diallo, la fermeture de ces radios est due à un manque d’organisation.

« Il faut reconnaître que la responsabilité est partagée, la plupart des radios n’ont pas pu se constituer en entreprise de presse et malheureusement elles ne fonctionnent pas comme telle et ensuite la Guinée a connue une situation économique  particulière de longue date d’ailleurs. la Guinée est l’un des rares pays à n’avoir pas une tradition de publicité. Et donc, ces facteurs ont fait que les promoteurs de radios se sont retrouvés dans les difficultés telles vis-à-vis de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication qui s’est permis de fermer médias. Pourtant, il revenait à la HAC de prendre une telle décision.» déplore l’ancien ministre avant de poursuivre.

«  A quelque chose malheur est bon. La plupart de ces radios ont pu honorer  cet engagement. Parce qu’a un moment donné, on avaient eu le sentiment que c’était plutôt  un moyen d’intimidation,  a chaque fois que les radios faisaient un travail qui ne convenaient pas a certains hauts placés, on leur demandait de payer ce qu’elles devaient a l’Etat ,» Se réjouit Boubacar Yacine Diallo.

Face à cette situation qui galvanise le travail abattu par ces radios en longueur de journée, il rajoute.

«  J’espère qu’elles vont se relevées, mais il faut reconnaître d’abord qu’elles n’ont pas pu se constituées comme des entreprises de presse, et généralement elles ne sont bien gérées parce que les promoteurs c’est parfois des hommes d’affaires ou des hommes politiques.»

Hors mis les difficultés financières et les concurrences surtout avec les réseaux sociaux  Boubacar Yacine Diallo estime que la place de la radio est primordiale.

« La radio a eu un avenir incontestable même avec l’invasion de la télévision, parce que quand la télévision était arrivée on avaient pensé que la radio allait disparaitre, mais elle est restée le pilote sur les ondes. Et ensuite parce qu’on peut y accéder facilement. C’est à dire que pour la télé vous êtes obliger de l’allumer avec de l’électricité, alors qu’avec la radio quelque soit ce que vous faites vous pouvez l’écouter. Avec la modernisation de ce secteur, vous pouvez écouter la radio par une oreillette ou que vous vous trouver, » apprécie t-il.