Dr Manizé Kolié, secrétaire général du syndicat des pharmaciens s’est exprimé  samedi  14 mars 2021 sur la décision du chef de l’Etat d’interdire l’importation des produits pharmaceutiques par des commerçants.

Selon le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée, cette ordonnance du président Alpha Condé du 11 mars 2021 est historique et vient mettre fin à une lutte de 35 ans des pharmaciens.

Interrogé sur cette mesure du chef de l’Etat par notre rédaction, Dr Manizé Kolié pense que « C’est une victoire et il faut remercier le chef de l’Etat pour avoir oser franchir le pas. Avant lui en Afrique, il y a que deux chef de l’Etat qui l’ont fait, c’est-à-dire le djiboutien dans la corne de l’Afrique et le Rwanda. Ce n’est pas facile pour un chef de l’Etat, mais il l’a fait parce qu’il a préféré la sécurité sanitaire de son pays, aux richesses fabuleuse(…). Je crois que dès la semaine prochaine nous passerons des paroles aux actes à travers notre ministère de tutelle », a -t-il fait savoir.

Cette décision restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958


Et de poursuivre « le Président Alpha Condé a posé deux grands actes, d’abord la réduction drastique du nombre de société grossiste. La Guinée était plus qu’une poubelle. On ne connait même pas le nombre de grossiste qui ravitaille la Guinée, en quelle qualité de produit ».
Pour ce qui est de cette décision, le secrétaire général du syndicat des pharmaciens professionnels de Guinée ne manque pas de qualificatif. Il dira que « la décision historique du conseil des ministres du 11 mars dernier restera dans l’histoire comme le 28 septembre 1958. C’est l’indépendance sanitaire de la Guinée qui a été programmé et je crois que c’est la jeunesse qui va en bénéficié, c’est-à-dire être sûr de consommer les médicaments de qualité. Parce que combien de personnes sont morts en 35 ans ?». 

Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée

Pour Docteur Manizé, le progrès apportés dans le domaine de la santé en Guinée un progrès négatif tant que l’autorité ne s’arme pas dans la lutte contre les faux médicaments.
« Aujourd’hui, on parle d’une unité d’imagerie médicale qui a en son sein une unité de dialyse. Mais est ce qu’on a besoin de traité les reins d’un jeune que s’il se nourrit bien et si il se soigne bien. 

S’agissant du prix des médicament jugé par les citoyens très chère le pharmacien répond que c’est un faux débat. «Je préfère qu’on me dise que c’est chère et que c’est ce qui va me guérir que d’aller là où je vais prendre un médicament pour mourir».

Malgré tout, Dr Manizé Kolié reste optimiste sur l’applicabilité de cette décision: «Les pharmaciens sont prêt à mourir, mais la décision là sera appliquée».


Pour rappel, le chef de l’Etat a ordonné l’interdiction d’importation des produits par des opérateurs économique. Il a invité les ministres concernés à veiller strictement au respect de cette mesure.

Morciré Camara