Me. Salif Béavogui à propos des syndicalistes : « Ceux qui sont cachés n’ont qu’à sortir, il n’y a plus de menace »Durée de lecture : 2 min

Les quatre syndicalistes du SLECG (syndicat des Enseignants Chercheurs de Guinée) qui ont été libérés par la gendarmerie le lundi dernier, ont en compagnie de leur avocat Me. Salif Béavogui eu une audience, mercredi 22 novembre 2017, avec le procureur général de la république.

Après une vingtaine de minutes d’entrétien, le défenseur des syndicalistes a rassuré qu’il n’y a plus rien à craindre pour ses clients et que le parquet les exhortent à aller autour de la table de négociation. « Il faut donner la chance à la négociation et surtout que les faits poursuivis ne sont pas infractionnels. Il n’y a pas d’infraction en la matière parce que la liberté syndicale et la liberté de grève sont prévues par l’article 20 de la constitution de la république de Guinée. Il ne doit même pas y avoir de poursuite et j’ai dit à Monsieur le procureur que je souhaite qu’il classe cette procédure sans suite », a déclaré Maitre Salif Béavogui.

Selon lui, ils ont rendez-vous avec le procureur le lundi prochain. « j’ai demandé que le rendez-vous soit même reporter au mercredi, pour donner toujours la chance aux syndicalistes de se retrouver en famille avec leurs partenaires, afin de trouver une solution pour que la Guinée gagne dans le respect de la loi. Il n’y a pas de contrôle judiciaire, il n’y a même pas de poursuite. Ceux qui sont cachés n’ont qu’à sortir, il n’y a plus de menace », rassure-t-il. 

Pour Aboubacar Camara membre de la cellule de communication SLECG (syndicat libre des enseignants de Guinée), il n’est pas question de baisser les bras « Nous nous battons pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants et notre démarche s’inscrit dans la logique syndicale. Il n’y a rien de mal et le combat continu jusqu’à ce que les négociations terminent », a-t-il déclaré.

À rappelé que ces syndicalistes étaient poursuivis pour incitation à la violence et trouble à l’ordre publique