Le président de l’Union pour la Défense des consommateurs de Guinée hausse le ton par rapport à la montée fantaisiste des prix des produits sur le marché. Une situation qui ne fait que perdurer. Cette augmentation des prix des denrées de première nécessité a commencé juste après l’élection présidentielle du 18 octobre.

Contacter par notre rédaction, M’bany Sidibé président de cette structure a fustigé et interpellé l’autorité guinéenne face à cette «pratique fantaisiste» des commerçants.

«Nul ne peut ignorer aujourd’hui que les prix des produits de première nécessité ont grimpé sans aucune explication. Il n’est secret pour personnes aujourd’hui que chaque préfecture, chaque sous-préfecture est même chaque quartier à des prix différents. Ce qui est une violation des prix de l’économie du marché » dénonce M’Bany Sidibé.

Le Président de l’Union pour la défense des consommateurs de Guinée  lance un appel à l’endroit du gouvernement et surtout au président de la République «afin d’instruire son gouvernement et le ministre du commerce à aller vers la réglementation des prix»

Pour le moment, les victimes qui sont les citoyens continuent de murmurer sur cette situation, ce sur quoi, l’autorité reste silencieuse jusqu’à nos jours. À cet effet, le président de l’Union pour la Défense des consommateurs de Guinée, annonce l’élaboration d’un mémorandum pour expliquer comment le prix va être fixé  tout en mettant en place également des mécanismes de protection des consommateurs.

«Nous allons lancer des campagnes de boycott de toutes les industries, les commerçants et tous les prestataires véreux qui ne vont pas respecter les dispositions de la loi en matière de fixation de prix», délcare M’Bany Sidibé, avant d’annoncer  l’organisation d’une marche  blanche contre la vie chère qui va aboutir à l’organisation d’un sit-in devant le ministère du commerce et la primature dans les jours qui vient.

Aujourd’hui il y a la pandémie, il y a une grande pauvreté dans le pays. On ne peut pas croiser les bras et voir un petit groupe prendre le pays en otage», martèle M’bany Sidibé.